Quelque Chose en Plus

Autisme et ABA : le bonheur d'apprendre

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ABA : PRISE EN CHARGE EDUCATIVE, COMPORTEMENTALE ET DEVELOPPEMENTALE DE L'AUTISME


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logoAFDrouge Sous le haut parrainage de la Ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion.

Diffusion TV

VOSGES TV
 - Lundi 5 mai 2014 à 16H35
 - Mardi 6 mai 2014 à 11H05
 - Jeudi 8 mai 2014 à 13H05 
 
CINAPS TV
 
CINAPSTV 
 

Avant première du 11 avril : discours d'ouverture et débat

Le discours d'ouverture Le débat
Discours de Jean-Paul HUCHON, président de la Région Ile de France : de 3' à 13'13''

Discours de Guillaume BLANCO, chef de projet autisme au comité interministériel du handicap : de 16' à 20'41''

Introduction du film par Sophie ROBERT, réalisatrice : de 25'30'' à 29'01''
Animé par Florent CHAPEL (FONDATION AUTISME) avec :

Guillaume BLANCO, chef de projet autisme

Cherice CARDWELL, analyste BCBA

Sophie ROBERT, réalisatrice

Le Trailer

Diffusions en salles

Projection-débat de "Quelque chose en plus" samedi 23 avril 2016 à 20H30 à la salle de la passerelle, située 8 Grand Rue, 79700 Mauléon. La séance est organisée par Didier Montas, président de l'association "Apprend-moi, autisme et ABA".
Projection-débat de "Quelque chose en plus" mardi 19 avril 2016 à 20H au cinéma VOX, 16 bis place Juhel, 53100 Mayenne. La séance est initiée par Virginie Laforcade-Totain, présidente de l'association Coccibleue.
Quelque chose en plus sera diffusé le 2 avril à 16H15 à Ajaccio, caserne Grossetti, dans le cadre d'une journée de sensibilisation organisée par l'association Ted et les Autres présidée par Sylvie Casanova.
Quelque chose en plus sera diffusé samedi 2 avril 2016 au Grand Domaine, rue de l'Achille, dans le cadre du forum "les idées bleues" organisé de 11H à 19H par l'association Autisme Côte d'Emeraude.
Projection-débat de "Quelque chose en plus" samedi 2 avril 2016 à 10H30 dans le cadre du salon de l'autisme, organisé par l'association RIAU. Lieu : Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy, 75005 Paris. La projection sera suivie d'un débat en présence de la réalisatrice.Programme complet : http://salondelautisme4.wix.com/salondelautismeparis#!grand-auditorium-samedi/c22tz  
Projection de "Quelque chose en plus" vendredi 27 novembre à 20H15 dans la salle d'honneur de la mairie de Doudeville située au centre social, place du Général de Gaulle 76560 Doudeville. La séance quis era suivie d'un débat est organisée par Marion Canaux, en partenariat avec la Mairie.
"Quelque chose en plus" est projeté vendredi 13 novembre 2015 à 14H à la maison de la culture de la province de Namur (14 rue Golenvaud), dans le cadre du festival International du film EOP! dirigé par Luc Boland. Séance disponible en sous titrage et audiodescription.
Projection-débat de "Quelque chose en plus" vendredi 9 octobre à 20H à la cinémathèque municipale de Saint Etienne, 20-24 rue Jo Gouttebarge, 420001 Saint Etienne. La séance est organisée par Diane Lentin et Martine Moulin, association Autisme Dans la Cité.
Le cinéma le Navire (9 blvd d'Alsace, à Valence) diffusera "Quelque chose en plus" mercredi 30 septembre 2015 à 20H. La séance est organisée par l'association Planète Autisme.
"QUELQUE CHOSE EN PLUS, autisme et ABA le bonheur d'apprendre" sera diffusé au cinéma Lux de CAEN Mardi 16 Juin à 19h15. La séance est organisée par l'association Autisme Basse Normandie, présidée par Geneviève Dutilleux.
Quelque chose en plus sera projeté lundi 1er juin 2015 à Plozevet, finistère (près de Quimper). La séance est à l'initiative d'Isabelle Dominguez, pour l'association Autisme Cornouaille présidée par Nathalie Jamier (entrée libre). La séance débute à 20H, salle Avel Dro, 29710 Plozevet, elle sera suivie d'un débat en compagnie de la réalisatrice.
"Quelque chose en plus" sera projeté en Haute Savoie, mardi 12 mai 2015 à 20H au lycée du Mont Blanc René Dayve à Passy (74). La séance initiée par Sophie Martinot, psychologue ABA, sera suivie d'un débat animé par Katy Baras Psychologue, Ghadeer Barghouthy BCBA et Sophie Martinot.
Projection débat du film "Quelque chose en plus" mercredi 6 mai, au cinéma Jean Vigot, 1 rue Pierre et Marie Curie, 92230 Gennevilliers. La séance à l'initiative de la mission handicap de la mairie de Genevilliers débutera à 20H15 et sera suivie d'un débat animé par Flavie Bergon, éducatrice spécialisée de l'IME ECLAIR.  
Projection débat du film "Quelque chose en plus" au cinéma La Halle de Rabasten samedi 25 avril 2015 à 18h. Elle sera suivie d'un débat animé avec l'association "Envol Tarn".
"Quelque chose en plus" sera diffusé au Cinéjade de Saint Brevin les pain, samedi 18 avril 2015 à 14H10. Le cinéjade est situé : Parc d’activité de la guerche, 44250 Saint-Brévin-les-Pins.
Le cinéma le Palace, 10 avenue de Colmar, 68100 Mulhouse, projettera "Quelque chose en plus" merdredi 15 avril à 20H au cours d'une soirée débat animée par Alexandra Lecestre psychologue ABA et Laurent Keser. La séance initiée par Mireille Lesage, cellule handicap de la mairie de Mulhouse, s'inscrit dans le cadre du "mois du cerveau".
"Quelque chose en plus" sera diffusé vendredi 10 avril à Marrakech, à l'initiative du Collectif Autisme du Maroc, en présence de Magali Belarbi, psychologue ABA et de Sophie Robert. Projection à l'initiative de la FEA Formation Education Autisme, association loi 1901, représentée par Magalie Belarbi, présidente et psychologue A.B.A., en étroite collaboration avec le Collectif Autisme Maroc, représenté par Amina Maad, présidente ainsi que les associations membres du collectif des villes étapes. La séance se tiendra à l'Institut Français, l'horaire précis vous sera communiqué très prochainement.
"Quelque chose en plus" sera diffusé jeudi 9 avril à Agadir, à l'initiative du Collectif Autisme du Maroc, en présence de Magali Belarbi, psychologue ABA et de Sophie Robert. Projection à l'initiative de la FEA Formation Education Autisme, association loi 1901, représentée par Magalie Belarbi, présidente et psychologue A.B.A., en étroite collaboration avec le Collectif Autisme Maroc, représenté par Amina Maad, présidente ainsi que les associations membres du collectif des villes étapes, la tournée du film "Quelque chose en plus" se déroulera du 6 au 11 Avril 2015. Le lieu et l'horaire précis vous seront communiqués très prochainement.
"Quelque chose en plus" sera diffusé mercredi 8 avril à Casablanca, à l'initiative du Collectif Autisme du Maroc, en présence de Magali Belarbi, psychologue ABA et de Sophie Robert. Projection à l'initiative de la FEA Formation Education Autisme, association loi 1901, représentée par Magalie Belarbi, présidente et psychologue A.B.A., en étroite collaboration avec le Collectif Autisme Maroc, représenté par Amina Maad, présidente ainsi que les associations membres du collectif des villes étapes. la tournée du film "Quelque chose en plus" se déroulera du 6 au 11 Avril 2015. Le lieu et l'horaire précis vous seront communiqués très prochainement.
"Quelque chose en plus" sera diffusé mardi 7 avril à Tanger, à l'initiative du Collectif Autisme du Maroc, en présence de Magali Belarbi, psychologue ABA et de Sophie Robert. Projection à l'initiative de la FEA Formation Education Autisme, association loi 1901, représentée par Magalie Belarbi, présidente et psychologue A.B.A., en étroite collaboration avec le Collectif Autisme Maroc, représenté par Amina Maad, présidente ainsi que les associations membres du collectif des villes étapes, la tournée du film "Quelque chose en plus" se déroulera du 6 au 11 Avril 2015. La séance se tiendra à la cinemathèque de Rabat; l'horaire vous sera communiqué très prochainement.
"Quelque chose en plus" sera diffusé lundi 6 avril à Rabat, à l'initiative du Collectif Autisme du Maroc, en présence de Magali Belarbi, psychologue ABA et de Sophie Robert. Pojection à l'initiative de la FEA Formation Education Autisme, association loi 1901, représentée par Magalie Belarbi, présidente et psychologue A.B.A., en étroite collaboration avec le Collectif Autisme Maroc, représenté par Amina Maad, présidente ainsi que les associations membres du collectif des villes étapes, la tournée du film "Quelque chose en plus" se déroulera du 6 au 11 Avril 2015. Le lieu et l'horaire précis vous seront communiqués très prochainement.
Projection de Quelque chose en plus vendredi 3 avril 2015 au cinéma Castillet, 1 Boulevard Thomas Wilson, 66000 Perpignan. La séance commencera à 20H et sera suivie d'un débat en présence de Cherice Cardwell, analyste superviseure ABA.
La Mission Handicap de la Mairie de Nanterre organise une projection-débat de "Quelque chose en plus" au cinéma les Lumières, 49 rue Maurice Thorez, 92000 Nanterre, vendredi 3 avril 2015.
Soirée débat du film "Quelque chose en plus" jeudi 2 avril 2015 au cinéma le Carnot, 66 bid avenue Carnot, 19200 Ussel. La soirée est à l'initiative de la maison d'Hestia.
L'association ABA AUBE présidée par Catherine Dejardin organise la projection du film "Quelque chose en plus" au cinéma EDEN situé 66 rue Ganbetta, 10100 Romilly sur Seine. Séance à 20H30, suivie d'un débat en présence de Aurore Carlier, psychologue ABA.    
Projection débat de "Quelque chose en plus" au Palais du Travail sitié 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne. La séance initiée par Carole Brogin débutera à 19H et sera suivie d'un débat en présence de Jean-Claude Rivard, président de l'association et de Axelle BAUDUIN, psychologue ABA, Master 2   spécialité « enfance et adolescence & analyse appliquée du comportement » de l'Université Charles de Gaulle, Lille III.
Le film QUELQUE CHOSE EN PLUS sera diffusé en Corrèze, à BRIVE LA GAILLARDE jeudi 2 avril 2015, au cinéma REX situé 3 rue Koenig, 19100 Brive, a 21H. La séance est organisée par l'association Soleil Corrézien, présidée par Madame Audoin. Elle sera suivie d'un débat/discussion. Plus d'infos ultérieurement.
La projection se déroulera le 2 avril, à 20H30, à l'espace du Roudour, Saint Martin des champs. Elle est organisée par ASPERANSA Morlaix, présidée par Armel Urien, dans le cadre de ses journées de l'autisme, du 1er au 4 avril 2015, avec des invités prestigieux tels que Josef Schovanec et le Dr Eric Lemonnier. Le film sera suivi d'un débat en présence de Sophie Robert.
Soirée débat du film "Quelque chose en plus" au cinéville , rue François Cevert, 85020 La Roche sur Yon. lus d'informations ultérieurement.
Soirée débat autour du film "Quelque chose en plus" à l'occasion de la journée mondiale de l'autime au cinéma les 400 coups. Séance organisée par Autisme 49, Isabelle de Ponteves et Chantal Clavreuil.
Séance-débat de "Quelque chose en plus" au cinéma le Cratère, 95 grand rue St Michel, 31400 Toulouse, le mercredi 1er avril 2015. Séance organisée par Karine Routaboul Cohen présidente de Sésame Autisme midi pyrénnées.
LE MUR et QUELQUE CHOSE EN PLUS seront projetés à BAR LE DUC, dans le cadre d'un colloque sur le thème de l’inclusion des élèves avec autisme, en collaboration avec l’ESPE de Lorraine, site de Bar-le-Duc, et l'association Meuse Autisme présidée par Gérard Mercuriali. Projections mercredi 1er avril 2015 de 13h30 à 21h30 à la Chapelle du Lycée Raymond Poincaré à Bar-le-Duc.
Projection au cinéma Méridien situé route de Pau, 65421 IBOS. La séance est à l'initiative de Elisabeth Janeau présidente de l'association AUTISME 65, auquel s'associe Christian Sottou président de l'association AUTISME PAU BEARN. La projection commencera à 20H30 et sera suivie d'un débat en présence de Dr Elisabeth Jeanneau présidente de AUTISME 65 et Christian Sottou, président de AUTISME PAU BEARN et AUTISME FRANCE.
Le film QUELQUE CHOSE EN PLUS sera projeté dimanche 15 mars 2015 à l'UQAM, Montreal, Quebec. La séance est organisée par Jocya Pavel Calonne, Marie-Eve Bouchard et Georges-Henri Arenstein, cofondateurs de l'association AUTISME PLUS QUEBEC. Elle sera suivit d'un débat en présence de Sophie Robert, de Dre Sylvie Donais, Nathalie Plante consultante TEACCH et Dr Normand Giroux. Réservations en ligne : : http://www.eventbrite.ca/e/billets-autisme-plus-quebec-presente-le-dimanche-15-mars-2015-le-film-documentaire-autisme-et-aba-quelque-14393359927?utm_campaign=201308&ref=esfb&utm_source=Facebookenivtefor001  
Le cinéma Gérard Philippe de la Ferté Macé (8 rue Saint Denis, 61600 La Ferté Macé) organise trois projections de "Quelque chose en plus" la semaine du 11 au 17/03 (séances programmées le vendredi 13 à 20h30, le samedi 14 à 14h30 et le dimanche 15/03 à 18h).
Projection débat du film "Quelque chose en plus" mercredi 11 mars 2015 à 18H au lycée Jean Moulin, 12, rue Félix Chautemps 73200 ALBERTVILLE. La séance organisée par l'association les Papillons blancs présidée par monsieur Thouvenot, sera suivie d'un débat en présence de Pr Stéphane Cabrol, pédopsychiatre et directeur du CRA. Elle sera ouverte à tout public (entrée gratuite).
Projection en salle a Armentières à 19H30 au cinema Ciné Lumières, situé 1 rue de la gare, 59280 Armentières. La projection sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert. Séance à l'initiative du Réseau Bulles, présidé par Bruno Fastyn.
Jeudi 5 mars 2015, 19H, projection de QUELQUE CHOSE EN PLUS à Bruxelles, à la Bibliothèque de la Commune de Woluwe-Saint-Pierre, dans le cadre d'une manifestation organisée par INFORAUTISME, présidée par Cinzia Agoni.
Projection à 19H30 au cinema Les Ecrans situé 4 promenade Fraternité, 59200 Tourcoing. La projection du film sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert. Soirée initiée par Bruno Fastyn président de l'association Réseau Bulles.
EKOS, association des étudiants en sciences cognitives de Nancy organise une projection débat de QUELQUE CHOSE EN PLUS lundi 23 février à 19H30 au ciné club du CROUS, 26 rue de Saurupt, 54000 Nancy. La projection sera suivie d'un débat animé par Alexandra Lecestre. Entrée libre.
A THANN VENDREDI 20 FEVRIER à 20h Relais Culturel Pierre Schiélé, 51 rue Kléber - 68800 THANN Le film sera suivi d'un débat animé par : Mr Benoît DUTRAY, pédopsychiatre au Centre Hospitalier de Rouffach. Mme Laure WOLGENZINGER, psychologue du développement, formée aux Tcc ( thérapies cognitive et comportementales) et formatrice au CCC (centre de communication concrète basé en Belgique). Mme Jennifer ILG, psychologue du développement au CRA 68. Mme Sandra PERRIN, psychologue du développement, supervise les programmes ABA sur les hôpitaux de jours de Rouffach et Cernay. Mme Nadine André, Éducatrice Spécialisée A.B.A Mme Catherine FISCHER, parent ayant bénéficié pendant plusieurs années d'un accompagnement ABA.    
Projection-débat au Cin'Amand de St Amand les eaux (rocade nord du parc, 59230 ST Amand les eaux) jeudi 19 février à 19H30 en présence de Sophie Robert. Séance organisée par Bruno Fastyn, président de Réseau Bulles.
A SAINT-LOUIS MARDI 17 FEVRIER à 20h Cinéma La Coupole, 4 croisée de Lys - 68300 Saint Louis Le film sera suivi d'un débat animé entre autre par : Mr Benoît DUTRAY, pédopsychiatre au Centre Hospitalier de Rouffach Mme Lesecq Marielle, psychologue ABA-BCBA Mme Noémie Leclercq, présidente de l'association Aaron et maman d'un enfant bénéficiant d'un suivi ABA
Diffusion en salle mardi 10 février à 19H45 à Mouscron (Belgique) au cinema Forever 31 rue de la Marlière, 7700 Mouscron, à l'initiative de Bruno Fastyn président de l'association Réseau Bulles. Projection suivie d'un débat en présence de Sophie Robert.
Projection au cinéma Méridien situé route de Pau, 65421 IBOS. La séance est à l'initiative de Elisabeth Janeau présidente de l'association AUTISME 65, auquel s'associe Christian Sottou président de l'association AUTISME PAU BEARN. La projection commencera à 20H30 et sera suivie d'un débat en présence de Dr Elisabeth Jeanneau présidente de AUTISME 65 et Christian Sottou, président de AUTISME PAU BEARN et AUTISME FRANCE.
Projection du film samedi 31 janvier 2015 au cinéma le Lido de St Maur des Fossés. La séance sera suivie d'un débat en présence de Liora Crespin fondatrice de l'IME ECLAIR, ainsi que Dorothée Lerges et Simon Dejardin, psychologues ABA et de Sophie Robert. Elle est organisée par Isabelle Quentin, association A l'école de TED et ses amis, et Liora Crespin, association AIME77.
"Quelque chose en plus" sera projecté au Cinéville de Vannes jeudi 29 janvier à 20H. La séance sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert. Elle est organisée par Valérie Besnier, vice-présidente de l'association PPMCA "Papa maman et moi contre l'autisme".
Projection à l'auditorium du Palais des Congrès à 20H. La séance sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert. Elle est organisée par Florence VVathelet, en partenariat avec l'association Femmes Responsables du Touquet-Paris-Plage présidée par Gisèle Lanvin. Entrée sur le principe de libre participation, au bénéfice de l'EPEAM Ecole Parentale d'Enfants Autistes du Montreuillois présidée par Cathy Van Den Eede.  
Projection-débat au cinéma le Studio situé 15 boulevard du jeu de Ballon, vendredi 23 janvier à Grasse à 20H. La soirée à l'initiative de l'association TED ET TOI présidée par Marie Taillandier, sera suivie d'un débat en présence de Marie Taillandier et d'une psychologue ABA.
Soirée débat autour du film "Quelque Chose en Plus" lundi 1er décembre 2014 à 20H30 en présence de Sophie Robert.Séance organisée par l'association Les Petits Bonheurs Autisme présidée par Maud Lacroix, en partenariat avec ABA AUBE (Catherine Dejardin) et APIPA ASPERGER TED (Anne Vialèle).
Soirée débat autour du film "Quelque Chose en Plus" mardi 2 décembre 2014 à 20H au Centre Sportif de l'Aube, situé 5 rue Marie Curie, 10000 Troyes. La séance à l'initiative de Catherine Dejardin, présidente de l'association ABA AUBE sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert.
Séance du lundi 15 décembre au cinéma La Turbine, 74960 CRAN GEVRIER (près d'ANNECY), en présence de Sophie Robert et du docteur Stéphane Cabrol, directeur du CRA. Soirée débat organisée par Olivier Refay, président de l'association Autisme Eveil.
Séance en présence de Sophie Robert le vendredi 28 novembre 2014 à 20H au multiplexe CinemoViking, situé espace Jean Grémillon, 50000 Saint Lô. La séance est organisée par l'association AUTISME BASSE NORMANDIE (antenne de Cherbourg) présidée par Nadine Leprince, un collectif de parents, dont Sabrina Cavret, Pascale Heurtevent, Marion Hervieux, Michele Siard, et Yves Cornali (Ecume des films, St Lô).
"Quelque chose en plus" sera projeté à Nouméa jeudi 23 octobre 2014 à 18H30 à l'Université de Nouvelle Calédonie, amphithéâtre 250. La séance organisée par l'association MOI JE TED présidée par Laurence Kerdoncuff se déroulera en présence de Karina ALT.
Projection à 20H15 au cinéma les 400 coups (12 rue Claveau 49100 Angers) en présence de Sophie Robert. La séance est à l’initiative de l’association Autisme 49 présidée par Isabelle de Ponteves, et Chantal Clavreuil vice présidente.
Projection à 20H au cinéma l'Espace 1789, suivie d'un débat en présence de Sophie Robert. Séance à l'initiative de l'association Tous Solidaires Autisme 93 présidée par Rodolphe Ciulla.
Projection le jeudi 9 octobre 2014 (heure à fixer) au cinéma multiplexe Le Grand Club, situé 11 avenue du Sablar, 40100 Dax. La séance organisée par Isabelle Toullec, présidente de l'association Autisme Landes, sera suivie d'un débat, en présence de Sophie Robert.
Projection au cinéma Rio, 4,bis rue St Cécile, 88500 Mirecourt, à 20H. La séance organisée par Mathilde Contreras de l'association Vers l'Autisme, présidée par Françoise Lory. Elle sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert.
Projection au Cinéville de Saint-Sébastien-sur-Loire en partenariat avec l'association Autisme 44, présidée par Bénédicte Jauffrit.  
QUELQUE CHOSE EN PLUS sera diffusé en salle à Nancy jeudi 16 octobre 2014 en présence de Sophie Robert. La séance à l'initiative de Sandra Stumpf a pour partenaires l'association Turbulence présidée par Bertrand Hesse, l'association Soleil Autisme présidée par Emmanuel Thiebaut, et Autisme Vosges présidée par Claude Valdenaire.  
Projection à 20H au cinéma Utopolis de Longwy, avenue de Saintignon, 54400 LOngwy. Séance organisée par Ninon Legendre, dans le cadre de l'association Vivre Avec l'Autisme Meurthe et Moselle. La séance sera suivie d’un débat avec Ninon Legendre et Sophie Robert.
Projection à 20H30 au cinéma CAP'Cinéma Colisée, 10 Boulevard Omer Sarraut, 11000 Carcassonne. La séance est organisée par le Dr Pierre Sans avec l'association Autisme Vivre Ensemble dans l'Aude (AVEA) présidée par Patrick Gorius. Elle sera suivie d'un débat et de dédicaces avec Pierre Sans et Sophie Robert.  
Projection à 20H au cinéma LE MAJESTIC, situé 54 rue de Béthune, 59800 Lille. La séance organisée par l'association l'ASS des AS présidée par Cécile Linquette, sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert et d'Odile de Wever, directrice du SESSAD ALISSA.        
Le film sera diffusé au cinéma l'Ermitage de Saint-Gobain le vendredi 26 septembre 2014 à  20 h. Un débat animé par Amandine Dos Santos, cadre de santé à l'EPSMD de l'Aisne et conseillère municipale en charge des affaires culturelles aura lieu suite à la projection. Les intervenants seront : Yann GUILBERT : psychologue, titulaire d'un master recherche, spécialisé en psychologie expérimentale et dans la question des apprentissages. Il a pu notamment occuper les fonctions de psychologue auprès d'enfants porteurs d'autisme et ainsi mettre en place des techniques issues de l'ABA. Florence DORENT : éducatrice spécialisée de formation et actuellement responsable éducatif et formatrice au sein de l'Effet Papillon en Picardie.
Projection au ciné Actuel (3 rue du 8 mai 74100 Annemasse) à 19h30 à l’initiative de l’association AUTISME BASSIN LEMANIQUE, présidée par Nadège Mouroux, en présence de Sophie Robert. La projection de QUELQUE CHOSE EN PLUS sera précédée de celle du film LE MUR.  
Projection à 19H au cinéma Le Pagnol, 2 cours du Maréchal-Foch 13400 Aubagne. La séance organisée par Sandrine Bretagne, administratrice de l'association Agir et Vivre l'Autisme, sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert
Trois projections sont prévues à la Réunion, à l'initiative de l'association AUTISME BEL AVENIR présidée par Gelita Hoarau, en présence de Sophie Robert : Le 2 juillet a 14h au cinema "moulin a cafe" de Saint Pierre (situé Ravine des Cabris, 97410, La Réunion) Le 3 juillet a 12h a l'institut regional en travail social de la Reunion.   Le 3 juillet a 17h a l'auditorium de la médiathèque aime cesaire a Sainte Suzanne.  
Projection à 19H30 au cinéma Le Prado, 36 avenue du prado,13006 Marseille. La séance organisée par Sandrine Bretagne, administratrice de l'association Agir et Vivre l'Autisme, sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert.
A 20H30 au cinéma UTOPIA, 5 place Camille Julian 33000 Bordeaux, à l'initiative d'un collectif d'associations, dont SORTIR DE MA BULLE AUTISME. Séance suivie d'un débat, en présence de Sophie Robert et de Karina Alt, analyste ABA.
20H30 au cinéma Voltaire, Centre Commercial La Poterie, 01210 Ferney-Voltaire. Soirée à l'initiative de l'association Pole Autisme Pays de Gex, présidée par Audrey Rinaldi. La projection sera suivie d'un débat en présence de Sophie Robert.
Projection dans la salle de spectacle Le Sillo à l'initiative de l'association ECOLALIES (Fouzia et Stéphane Bruzzi) en présence de Sophie Robert.  
Avant première nordiste du film en partenariat avec Pictanovo, au cinema de la Gare St Sauveur, boulevard Jean-Baptiste Lebas. Projection à 20H, suivie d'un débat, en présence de Sophie Robert et de l'équipe du film.
Projection au cinéma l’Entrepôt 7-9 rue Francis de Pressensé, 75014 Paris. Les séances se tiendront à 20H et seront suivies d'un débat en présence de : -3 septembre : Vincent Dennery président de Agir et Vivre l'Autisme, Stéphane Da directeur, Sophie Robert et le Dr Isabelle Allard IME LES PETITES VICTOIRES. -8 septembre : Liora Crespin présidente de AIME77, un psychologue ABA de l'IME ECLAIR et Sophie Robert -16 septembre : Liora Crespin présidente de AIME77, de TOUTE L'EQUIPE DE L'IME ECLAIR, ainsi que Josef Schovanec. -22 septembre : Vincent Dennery président de Agir et Vivre l'Autisme, Stéphane Da directeur, Elaine Hardiman présidente de ASPERGER AIDE.  
A 20H au cinéma Cinémovida, 4 boulevard Miredame, 81100 Castres. Projection à l'initiative de l'association ENVOL TARN, en présence de Sophie Robert.
Au cinéma le 6 REX, 13 rue Saint Jacques, 38000 Grenoble, séances à 18h30 à 20h30. La séance du jeudi 5 juin, la projection se fera en présence de Sophie Robert. Prolongation jusqu'au 17 juin avec les séances à 18h10.
Au cinéma LE CENTRAL, rue du Centre, 31770 Colomiers, à l'initiative du CERESA (Magali Denneulin). Projection à 14H30 en présence de Sophie Robert et du Pr Bernadette Roger.
A 20H30 au cinéma Eden, 6 avenue Pasteur, 17400 St Jean d'Angely. Projection à l'initiative de l'association LUSOL présidée par Sophie Touboul, en présence de Ludovic Lefebvre, psychologue ABA.
A l’initiative de l’association ABA APPRENDRE AUTREMENT NORMANDIE, dont la présidente est Nathalie Gaudin. Film projeté au cinéma le DRAKKAR, 6 rue du Général de Gaulle, 14160 Dives sur mer. En présence de Sophie Robert.
A 20H30 au cinéma le Colisée, 15 rue Notre Dame, 55000 Bar-le-Duc. En présence de Alexandra Lecestre (psychologue ABA), Laurent Keser (intervenant ABA), Corinne Lerouge, Manuel Antony et Gérard Mercuriali (parents).
20H au cinéma du foyer mixte de jeunes travailleurs "Les oiseaux" situé 48 rue des Cras, 25000 Besançon, à l'initiative de l'association ABA Franche Comté, présidée par Loïc le Joncour. En présence de Sophie Robert et de Cherice Cardwell.
A l'initiative de l'association ASPERANSA, présidée par Muriel Barrois-Rabu. La projection se fera à 14H30 à l'Astrolabe, au Relecq-Kerhuon, en présence de Sophie Robert.
A 20H au cinéma Breizh situé 1 rue Henri Dunant, 22500 Paimpol. Projection à l'initiative de l'association AUTISME BREIZH AUTONOMIE présidée par Bérangère Guernalen, en présence de Sophie Robert.
A l'initiative des associations ALISEA (Aurelia Denis) et AUTISME 87 (Soizic Guilloteau). Film projeté à 20H au cinéma Bourse de St Junien. En présence de Sophie Robert, de Maître Sophie Janois et Dr Geneviève Macé.
De 18H30 à 22H, à l'initiative de l'association APEA 80 - amis et parents d'enfants autistes somme, présidée par Violette Palka-Tokarski. Film projeté 12 rue Frédéric Petit, Amiens en présence de Sophie Robert.
A 20H30 au cinéma Devosge, 4 rue Devosge 21000 Dijon, à l'initiative de l'association ABA COTE D'OR présidée par Nadia Boudet. En présence de Diane Fraser.
Projection à 19H30 à l'hôtel de région Ile de France, salle Paul Delouvier, 35 Bd des Invalides, Paris 7ème. En présence de Sophie Robert, du Collectif Autisme, de Jean-Paul Huchon, Président de la Région île de France et de Marie-Arlette Carlotti, Ministre chargée des personnes handicapées.
A l'initiative de l'association PLANETE AUTISME, présidée par Laurence Franzoni, vice présidente Nathalie Bongibault-Julien. Projection à 20H30, à la faculté du pin, quai de Dunkerque en présence de Sophie Robert.
A l’initiative de l’association AUTISM’AIDE 35, dont le président est Serge Montenbault. Film projeté à 20H30 à la mairie de quartier de Bréquigny, 1 place de la communauté, 35000 Rennes. en présence de Sophie Robert et de Simon Dejardin.
A l'initiative de l'association TED et TSA vont à l'école présidée par Christelle Bukvic, pour la journée mondiale de l'autisme.
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Résumé

Depuis mars 2012, la Haute Autorité de Santé recommande une prise en charge éducative, comportementale et développementale précoce de l’autisme. Cette prise en charge encore peu développée en France est appliquée partout ailleurs en Europe, et aux États-Unis parce qu’elle a fait ses preuves : elle permet aux enfants de gagner en autonomie, d’entrer dans la communication, de s’insérer à l’école et dans le monde ordinaire.

C’est la raison pour laquelle, en mai 2013, le Ministère de la Cohésion Sociale a décrété son application obligatoire dans le cadre du 3ème Plan autisme.

Seulement du fait même de la rareté de cette prise en charge en France, peu de personnes savent réellement de quoi il s’agit.

C’est l’objectif de QUELQUE CHOSE EN PLUS : témoigner en images de ce qu’il se passe concrètement dans deux établissements médicaux sociaux partenaires du Réseau de Ressources ABA : l'IME ECLAIR, géré par l’association AIME 77 et l'IME de Chambourcy géré par l’association Agir et Vivre l’Autisme.

Ces deux établissements accueillent des enfants autistes sévères, non verbaux.

En quoi consiste concrètement cette prise en charge et pour quel résultat ? Comment un enfant autiste non verbal peut-il apprendre à communiquer à travers le jeu et le plaisir de la relation ?

Il s’agit de restituer l’intelligence émotionnelle qui règne dans ces équipes et l’ambiance extraordinaire qui uni les duos éducateurs-enfants. Ces professionnels enthousiastes et inspirés ont QUELQUE CHOSE EN PLUS et cela se voit.

Revue de presse

LE TELEGRAMME Edition de Plozevet : Autisme, un film pour ouvrir les esprits 05/06/2015

BIGOUDEN TV Ciné débat : un regard différent sur l'autisme 27/05/2015

MAROC NEWS TV Flash info autour de la projection de Quelque chose en plus à Marrakech 10/04/2016

RCS FINISTERE Flash actu du 4 avril 2015 autour des journées de l'autisme de Morlaix 04/04/20125

LE TELEGRAMME Morlaix : Sophie Robert et Josef Schovanec invités des journées de l'autisme 31/03/2015

SAINT MAUR INFOS : Une belle rencontre autour de la projection du film Quelque chose en plus 2015

LE TELEGRAMME Autisme et ABA : apprendre autrement 27/01/2015

L'EST ECLAIR Autisme : une soirée pour lutter et donner de l'espoir 01/12/2014

SANTE INTEGRATIVE N°42 Dossier Autisme Nov/dec 2014

PSYCHEDELICE n°13 Sur le chemin de l'autisme novembre 2014

FRANCE BLEU REIMS Et pour vous FB Champagne-Ardenne 26/11/2014

EURORADIO NANTES Intervievv de Sophie Robert par Leah Hogdson 24/11/2014

RADIO CAMPUS Troyes 88.7FM 13/11/2014

LA DEPECHE "Quelque chose en plus" un certain regard sur l'autisme 09/10/2014

A PART ENTIERE, journal de la FNATH Quelque chose en plus octobre/novembre 2014

GRAND LILLE TV Interview 02/09/2014

VOSGES MATIN On ne triche pas avec les enfants 28/09/2014

LE REPUBLICAIN LORRAIN Autisme La France en est encore au Moyen-Age 23/09/2014

VIVRE FM L'invitée de la rédaction de Vincent Lochmann 09/09/2014

ECO DES PAYS DE SAVOIE Lutte contre l'autisme, projection unique à Annemasse 05/09/2014

TEMOIGNAGES Quelque chose en plus pour la cause de l'autisme 03/07/2014

FRANCE 3 RHONES ALPES Journal télévisé du 06/06/2014

LA DEPECHE DU MIDI Ciné débat autour de l'autisme 18/06/2014

RADIO NEWS FM Quelque chose en plus 05/06/2014 (9H)

LE DAUPHINE LIBERE Ce quelque chose en plus qui fait la différence 04/06/2014

L'EST REPUBLICAIN Regard d'espoir sur l'autisme 28/05/2014

LE TELEGRAMME Autisme : le combat sans relâche des mamans 28/05/2014

OUEST FRANCE Un film sur l'autisme avec Asperansa 17/05/2014

KAOLIN FM Reportage sur l'autisme mai 2014

LE POPULAIRE Une grande soirée consacrée à l'autisme 26/04/214

JOURNAL DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT Projection de Quelque chose en plus de Sophie Robert 22/04/2014

JDA METROPOLE (page 9) Autisme : l'apprentissage par le plaisir 22/04/2014

47 FM Sophie Robert : un nouveau film sur l'autisme 10/04/2014

LE MONDE L'autisme sous l'objectif 30/01/2014

 

TRANSCRIPTION INTEGRALE DU FILM

00:01:23,00:01:28

Depuis une quarantaine d'années, aux Etats-Unis et en Europe,

les enfants autistes reçoivent un enseignement précoce,

00:01:28,00:01:34

éducatif et comportemental qui leur permet d'accéder

au langage, d'aller à l'école et de vivre dans le monde ordinaire.

00:01:34,00:01:38

La France, la Suisse romande et la Belgique

francophone constituent des exceptions.

00:01:39,00:01:43

Dans ces territoires, on parle souvent de la prise en

charge alternative à la psychiatrie traditionnelle.

00:01:43,00:01:46

Mais du fait de leur rareté, très peu savent

réellement de quoi il s'agit.

00:01:46,00:01:49

Pour y voir plus clair, je suis allée enquêter dans

deux établissements pilotes :

00:01:49,00:01:55

L’IME Eclair, fondée par l'association AIME77,

et l’IME de Chambourcy, fondée par l'association "agir et vivre l'autisme".

00:01:55,00:02:02

Ces deux instituts médico-éducatifs prennent en charge des

enfants autistes sévères, non verbaux à leur arrivée,

00:02:02,00:02:05

et, pour certains, polyhandicapés,

ce qui justifie leur prise en charge intensive.

00:02:07,00:02:11

A l'âge de 20 mois, le comportement de Louis a brutalement changé.

00:02:11,00:02:15

Il a cessé de babiller et de regarder dans les yeux,

ses sourires et ses premiers mots ont disparu.

00:02:17,00:02:19

Ses parents, ses frères, ne l'intéressaient plus.

00:02:19,00:02:24

Au lieu de chercher leur contact, il préférait répéter

pendant des heures les mêmes gestes stéréotypés.

00:02:24,00:02:27

Le moindre changement dans ses routines déclenchait une crise.

00:02:27,00:02:31

Il ne dormait plus que deux ou trois heures par nuit

et refusait progressivement de s'alimenter.

00:02:31,00:02:35

Un an plus tard, il sera diagnostiqué autiste.

00:02:41,00:02:46

Louis, viens, on va dessiner...

Qu'est-ce qu'on fait sur le beau dessin ?

00:02:46,00:02:50

Alors, moi, je vais faire un lapin...

00:02:52, 00:03:00

...super, un gros chou !

(La dame chante lentement.)

00:03:05,00:03:08

On peut lui faire un nez, alors.

00:03:08,00:03:18

Oh, un fermier, il a deux bras.

(Elle chante.)

00:03:18,00:03:24

Un fermier, ça a des grandes bottes. Moi, j’ajoute une carotte,

parce que je sais que les lapins adorent les carottes.

00:03:28,00:03:32

Super belle, cette carotte ! Il a deux carottes, le lapin.

Il est gourmand !

00:03:36,00:03:40

- Je veux le tronc !

- Je veux "colorier" le tronc.

00:03:50,00:03:55

Tu vas dire comme moi : "Je m'appelle

William Roussy". A toi, maintenant.

00:03:55,00:03:59

- "Je m'appelle William Roussy"

- Voilà, très bien !

00:04:00,00:04:05

- Je...

- Je ne comprends pas.

00:04:05,00:04:08

Tiens, je te le donne.

00:04:08,00:04:14

Répète : "Je veux mettre du gel"

A toi.

00:04:14,00:04:19

- Je...

- Je veux...

00:04:19,00:04:25

- ...mettre du gel sur les mains.

- Je veux mettre du gel sur les mains.

00:04:35,00:04:38

Qu'est-ce que tu veux faire ? Tu veux...?

00:04:38,00:04:42

- Mettre du gel beaucoup.

- Tu veux mettre du gel sur...?

00:04:42,00:04:46

Très bien, mets du gel sur les mains, superbe !

00:04:50,00:04:58

La motivation, c'est le premier comportement qui permet

à l'être humain, au bébé, d'interagir avec ses parents

00:04:58,00:05:02

et de dire "Je veux ci, je veux ça, j'ai besoin de certaines choses".

00:05:02,00:05:07

Les compétences, justement, avec les enfants en

développement ordinaire, vont se construire toutes seules,

00:05:07, 00:05:11

l'enfant est déjà dans un bain de motivation,

d'interaction avec son environnement.

00:05:11,00:05:16

L'enfant autiste, du fait de son handicap,

va être limité dans la perception

00:05:16,00:05:23

de cet environnement, donc on doit lui apprendre

à trouver sa motivation, à la chercher, à la développer

00:05:23,00:05:27

et on doit construire les enseignements sur cette motivation.

00:05:27,00:05:32

J'ai commencé par apprendre un mot nouveau,

celui de "renforcement". Ce terme étrange désigne

00:05:32,00:05:35

un phénomène très commun de la vie quotidienne.

00:05:35,00:05:39

Tu choisis ?

00:05:39,00:05:43

Chips ? OK.

00:05:44,00:05:47

Tiens, je t'en donne un petit bout.

00:05:48,00:05:52

Un renforçateur, c'est un terme assez général

00:05:52,00:06:00

Qui va reprendre une multitude d'items, d'objets

du quotidien, des activités qui sont plaisantes pour l'enfant,

00:06:00,00:06:06

et qui lui permettent d'apprendre différentes petites

choses qu'on voudrait justement leur apprendre.

00:06:06,00:06:10

Et c'est grâce à ces agents renforçateurs que

les enfants vont pouvoir acquérir

00:06:10,00:06:14

les choses qu'ils ne maîtrisent pas encore.

00:06:15,00:06:18

- Tu veux quoi ? Le pop-corn ? OK.

00:06:20,00:06:27

Quand on parle des renforçateurs alimentaires,

souvent on parle d’ABA. C’est les chips et la carotte,

00:06:27,00:06:32

on n'est pas du tout que dans ce truc-là.

On ne va pas dire qu'il n'y en a pas du tout,

00:06:32,00:06:38

parce que la plupart des enfants, effectivement

ce qu'ils aiment, c'est la nourriture, bah, pourquoi pas ?

00:06:38,00:06:44

Chez nous, il y a des adultes qui préfèrent aller

au restau qu'au cinéma, c'est exactement la même chose.

00:06:47,00:06:50

Tu veux jouer au ballon ? Tiens.

00:06:51,00:06:55

Louis, il aime beaucoup les écrans

et les comptines, et on essaie

00:06:55,00:07:00

petit à petit qu'il apprécie d'autres objets,

qu'il aime aussi les petits ordinateurs,

00:07:00,00:07:07

les petits bonshommes à faire jouer dans la maison,

donc il a des centres d'intérêt assez divers.

00:07:07,00:07:10

On essaie petit à petit

qu'il en ait de plus en plus.

00:07:10,00:07:28

(Musique douce)

00:07:28,00:07:34

Louis, lorsqu'on commence le travail,

tout est à zéro. C'est comme des bons points,

00:07:34,00:07:39

il va choisir parmi plusieurs étiquettes

en fonction de son humeur et

00:07:39,00:07:44

de ce qu'il a aimé aujourd'hui, donc

je lui propose différentes choses.

00:07:47,00:07:53

Et il va dire par exemple : "Je veux travailler

pour le robot", et après, chaque fois

00:07:53,00:07:58

qu'il donne une bonne réponse, que ce soit

une réponse aidée ou spontanée,

00:07:58,00:08:03

il obtient ces petits jetons, et quand il a

tout gagné, il me redonne sa plaquette,

00:08:03,00:08:07

et moi, je lui dis : "Super, tu as eu tous

tes jetons, tu peux jouer avec le robot".

00:08:07,00:08:12

L'idée, c'est que l'agent renforçateur que nous

voudrions voir après utiliser de façon

00:08:12,00:08:16

exclusive sur le long terme, c'est juste une

gratification, une félicitation, un sourire

00:08:16,00:08:20

de l'adulte, quelque chose de naturel, finalement,

d'assez spontané, comme on peut le faire

00:08:20,00:08:25

avec n'importe quel enfant

quand on l'éduque au sens général.

00:08:32,00:08:36

- C'est qui le champion ?

- C'est Paul !

00:08:37,00:08:41

Il y a à peu près une centaine d'années,

des scientifiques ont découvert

00:08:41,00:08:45

ce qu'on appelle les lois de l'apprentissage,

du comportement et des compétences humaines.

00:08:45,00:08:50

Et l'ABA, c'est l'application de ces lois

à l'enseignement de comportements et

00:08:50,00:08:54

de compétences qui sont socialement pertinentes,

c'est-à-dire socialement utiles pour la personne,

00:08:54,00:09:00

dans son cadre, dans sa société. Cette application des

lois de l'apprentissage est passée par différentes phases

00:09:00,00:09:05

dans son histoire. Aujourd'hui, l'ABA qu'on va pratiquer

est complètement différente de celle qu'on pratiquait

00:09:05,00:09:09

il y a quarante ou cinquante ans.

00:09:11,00:09:15

C'est bien, Arthuro, t'es trop fort !

00:09:16,00:09:19

Nos pratiques se sont enrichies

des découvertes scientifiques

00:09:19,00:09:22

de la psychologie développementale...

00:09:25,00:09:32

On peut jouer à cache-cache ou à "attrape-moi".

A quoi on joue ? Je t'attrape ?

00:09:32,00:09:37

Le plaisir, la motivation, la qualité de la relation

à l'autre sont essentielles aux apprentissages.

00:09:37,00:09:41

Ce phénomène, qui est valable pour tout être

humain, est plus prononcé chez les enfants.

00:09:41,00:09:46

Mais les enfants autistes ont les plus grandes

difficultés à communiquer et interagir avec leur entourage.

00:09:46,00:09:51

Pour les aider à apprendre, il est nécessaire

d'appréhender une deuxième notion fondamentale :

00:09:52,00:09:54

le "pairing".

00:09:54,00:10:00

Quand les enfants arrivent ici, c'est déjà normalement

qu'on a un intérêt pour eux, qu'ils s'orientent vers nous.

00:10:00,00:10:05

C'est juste déjà mettre une relation en place,

une relation éducative. C'est ce qu'on appelle

00:10:05,00:10:10

le pairing et donc tout au début, ça peut durer plusieurs

jours, plusieurs semaines pour certains enfants,

00:10:10,00:10:17

on doit vraiment être le plus "fun" et le plus dynamique

possible, on doit être leur meilleur copain, quoi.

00:10:17,00:10:21

Et nous, ce qu'on souhaite vraiment, c'est qu'ils

viennent ici avec plaisir, c'est le plus important.

00:10:21,00:10:25

Pour nous, quand un enfant arrive ici avec le sourire,

on passe déjà un bon début de journée,

00:10:25,00:10:29

et on sait que normalement, ça va bien se passer.

00:10:34,00:10:40

Un enfant qui a un répertoire de renforcement déjà

établi, nous, des adultes qui sont neutres, on n'a pas de valeur,

00:10:40,00:10:52

on arrive et on essaie de "pair", de nous associer nous-mêmes

avec le renforçateur du répertoire de l'enfant.

00:10:53,00:11:00

Donc, si mon enfant aime bien tout ce qui est jeu physique,

les chatouilles, l'avion, etc.,

00:11:01,00:11:08

moi, qui suis neutre, qui n'ai pas de valeur,

je vais essayer d'associer avec ces choses-là.

00:11:08,00:11:12

Pour moi, c'est moi qui fais l'avion avec l'enfant,

qui vais faire les chatouilles,

00:11:12,00:11:19

et au fur et à mesure, avec ce processus de "pairing",

moi je deviens un renforçateur conditionné.

00:11:20,00:11:23

Je prends les mêmes valeurs, je développe les mêmes valeurs

00:11:23,00:11:27

que les renforçateurs dans le répertoire de l'enfant.

00:11:35, 00:11:40

Les personnes qui sont comme ça : "oui, c'est bien",

on n'a pas envie forcément de continuer

00:11:40, 00:11:45

à faire des choses pour ces personnes-là,

mais quelqu'un qui est "waouw", expressif,

00:11:48,00:11:56

on a envie de "oui, fais ça encore !", on est intéressés,

c'est quelque chose d'intéressant,

00:11:56,00:12:00

donc, moi je demande que les éducateurs soient "fun" !

00:12:00,00:12:05

Donne envie aux enfants d'être avec vous.

00:12:05, 00:12:08

Parce que avec tout ça, on peut faire plein de choses.

00:12:09,00:12:14

Tire une carte ! Ok, Joëlle a choisi "Pirouette, cacahouète"...

00:12:15,00:12:28

(Tous chantent :) "Un avion, à réaction, pirouette, cacahouète..."

00:12:28,00:12:32

Faut se lâcher, faut être expressif, faut pas avoir peur

00:12:32,00:12:37

de faire le guignol, parce qu'il y a quelque chose,

dans tout cela,

00:12:38,00:12:42

qui va brancher l'enfant,

00:12:43,00:12:50

"Vous, oui vous, oui, j'ai envie d'aller avec vous.

Quand vous venez, il y a des super bonnes choses qui se passent !

00:12:51,00:13:00

Et après, vous avez des enfants qui sont comme ça,

qui t'attendent, pour faire des séances, pour le travail...

00:13:05,00:13:10

Chloé a choisi le triangle.

00:13:12,00:13:20

Faites tous du bruit !

00:13:22,00:13:26

La deuxième grande étape, c'est d'apprendre

un petit peu aux enfants

00:13:27,00:13:30

que, quand ils demandent quelque chose,

de la façon la plus appropriée possible,

00:13:30,00:13:32

ça peut leur ouvrir le monde entier, en fait.

00:13:33,00:13:35

Parce qu'on a beaucoup d'enfants, quand ils arrivent ici,

00:13:35,00:13:38

ils savent demander des choses, mais

pas forcément de façon appropriée.

00:13:38,00:13:43

ça peut être du gestuel, ça peut être en criant,

en se tapant, en prenant des mains...

00:13:43,00:13:48

et notre objectif, c'est petit à petit de leur montrer qu'en utilisant

une autre façon de communiquer et de demander,

00:13:48,00:13:55

ils l’obtiennent s’ils le demandent correctement, apprendre aux enfants que le langage,

c'est l'outil le plus précieux au monde ou presque.

00:14:24,00:14:30

L'apprentissage de la communication est primordial

dans l'espèce humaine, donc l'enfant autiste,

00:14:30,00:14:39

comme un autre enfant, s'il n'a pas cette compétence-là,

il va rester isolé par rapport à ses pairs, au monde dans son ensemble.

00:14:39,00:14:49

On peut engranger des compétences, on peut apprendre à l'enfant

autiste à lire, à écrire, à performer à divers niveaux,

00:14:49,00:14:57

mais s'il n'a pas d'échange avec autrui, on va le maintenir limité,

dans son rapport à sa société, à sa culture, à son univers,

00:14:57,00:15:05

à son environnement au sens large. On est dans la réflexion :

"Qu'est-ce qu'on veut pour les personnes, pas simplement pour la personne autiste ?"

00:15:05,00:15:15

A partir du moment où, dans les sociétés, l'être humain

est un être communicatif, qui interagit avec les autres,

00:15:15,00:15:20

il n'y a pas de raison de limiter les personnes autistes.

Donc on va leur apporter les mêmes choses qu'à

00:15:20,00:15:26

n'importe quel enfant ; la seule chose qui va différencier,

c'est la façon d'apprendre, parce que sa problématique,

00:15:26,00:15:30

sa pathologie, fait qu'il n'apprend pas de la même façon.

Donc on va s'adapter à sa forme d'apprentissage,

00:15:30,00:15:34

et on va utiliser la meilleure façon d'enseigner.

00:15:37,00:15:44

On va faire le collage et on va coller le cochon.

Ouais, tu fais bien le cochon !

00:15:44,00:15:00:15:50

Pour aider les enfants à entrer dans le langage, l'ABA

utilise des moyens de communication alternatifs,

00:15:50,00:15:53

comme une langue des signes simplifiée.

00:16:05,00:16:13

Qu'est-ce que c'est, cette partie ?

C'est le nez du cochon.

00:16:50,00:16:55

Un autre outil de l'ABA est le PECS, un outil

de communication par échange d'images.

00:16:58,00:17:04

Là, je vais travailler en communication alternative,

à savoir le PECS, parce que Clément ne sait pas encore parler.

00:17:04,00:17:10

Maintenant on lui apprend à demander des choses

qu'il apprécie, à savoir des livres, l'Ipad,

00:17:10,00:17:15

il a tout un éventail de pictos qu'il peut nous demander,

et là, on est à une phase où il faut qu'il arrive à discriminer

00:17:15,00:17:20

entre deux choses qu'il apprécie. Donc là, je vais

travailler le dessin animé qu'il aime beaucoup,

00:17:20,00:17:25

et l'Ipad sur lequel il a des comptines qu'il aime bien aussi.

00:17:36,00:17:44

Achille vocalise beaucoup, mais il n'arrive pas toujours à

bien articuler les mots. Il y a des petits sons qui

00:17:44,00:17:50

se rapprochent vraiment de mots, mais on se rend compte

que ce encore sont des choses qu'on peut difficilement comprendre,

00:17:50,00:17:57

donc on utilise le PECS avec lui, donc il a toujours

accrochée à sa ceinture une petite bande noire, dans laquelle il y a

00:17:57,00:18:02

toutes ses images et quand il veut faire des demandes,

il passe par le PECS, par l'échange d'images.

00:18:10,00:18:15

C'est une grosse partie de notre travail, on crée des

occasions pour que l'enfant nous demande des choses

00:18:15,00:18:20

qu'il aime et ça nous permet de voir à quel point l'enfant

va être en communication avec l'adulte

00:18:38,00:18:42

Plus il fera de demandes dans la journée, par exemple,

plus on voit qu’effectivement il est en interaction

00:18:42,00:18:46

avec le monde qui l'entoure et ça lui apprend à

communiquer avec l'adulte, et c'est surtout ça,

00:18:46,00:18:51

l'objectif de l'ABA : c'est leur permettre justement

de s'exprimer, d'avoir le choix.

00:18:51,00:18:55

ça, c'est très important, "d'avoir le choix". Les enfants

avec autisme n'ont pas le choix, on ne leur propose

00:18:55,00:19:02

pas vraiment de choix, donc le fait de leur apprendre

différentes compétences et du langage etc., ça va leur permettre

00:19:02,00:19:05

d'exprimer leurs propres choix, leurs propres envies.

00 :19 :06,00 :19 :10 :00

Je veux la poule !

Tu veux la poule ? Mais je ne sais pas où elle est.

00:19:20,00:19:25

- J'ai quelque chose pour toi.

- Qu'est-ce que c'est ?

00:19:30,00:19:34

C'est un papillon !

00:20:24,00:20:29

L'ABA verbal est un programme qui va être spécifique

au développement du langage, de la communication,

00:20:29,00:20:36

donc tous les comportements qui vont avoir une fonction

de communication, de parler, de réagir, de répondre,

00:20:36,00:20:41

vont être travaillés un par un et on va essayer de les

développer dans l'ordre du développement naturel

00:20:41,00:20:44

d'un enfant par exemple.

00:20:45,00:20:48

Tout ça, ça s'apprend petit à petit, phase par phase.

00:20:48,00:20:56

ça part du pointage, de la demande, de la dénomination

d'objets, de parler de choses qui soient absentes, etc.

00:20:57,00:21:02

A la fin des programmes, on va essayer d'obtenir une

communication qui soit le plus fluide,

00:21:05,00:21:08

le plus fonctionnel, le plus naturel possible, et ça ne

peut pas se faire sans motivation, sans donner envie

00:21:08,00:21:11

à l'enfant de parler, d'interagir avec d'autres personnes.

C'est l'élément le plus fondamental, c'est que l'enfant

00:21:11,00:21:15

s'amuse et qu'il ait envie de parler avec toi, avec moi,

avec son copain, avec sa maman,

00:21:15,00:21:20

avec les personnes qui sont dans son univers.

00:23:52,00:23:56

Le comportement pivot, ça fait partie de l'apprentissage en global,

pas l'apprentissage pour les enfants autistes.

00:23:57,00:24:05

N'importe quel enfant, même neurotypique, apprend par l'imitation,

sauf que lui, l'enfant typique, il a déjà ses compétences d'imitation,

00:24:05,00:24:14

et elles vont se développer beaucoup plus rapidement, plus naturellement.

Pour l'enfant avec autisme, c'est pas aussi rapide, pas aussi naturel,

00:24:14,00:24:17

donc il a parfois besoin de passer par un entraînement à l'imitation.

00:24:18,00:24:22

Tu fais comme moi, clac, clac...

00:24:23,00:24:30

Fais comme moi... super ! Fais comme moi...

00:24:31,00:24:37

L'imitation, c'est vraiment un comportement pivot hyper important,

même pour des adultes.

00:24:37,00:24:42

Vu qu'on apprend toujours, tout au long de la vie,

et que, nous aussi, on apprend par imitation.

00:24:43,00:24:53

Fais comme moi...

00:24:53,00:24:58

C'est mon meilleur public, lui !

00:25:08,00:25:11

- Comment je suis, là ?

- Triste !

00:25:13,00:25:17

- Comment je suis, là ?

- Contente !

00:25:17,00:25:20

- Et là ?

- Peur ! - Oui, gagné !

00:25:21,00:25:24

- Grrrr... ?

00:25:25,00:25:29

Chez tous les enfants, ce qu'on enseigne,

vraiment la philosophie, c'est apprendre à apprendre.

00:25:29,00:25:34

Apprendre des comportements qui ont une fin,

c'est apprendre des comportements qui vont permettre

00:25:34,00:25:37

d'apprendre plus naturellement leur environnement.

00:25:37,00:25:44

Comme toutes les autres compétences, l'imitation est d'abord enseignée à table

avant d'être mise en pratique en situation naturelle.

00:26:05,00:26:08

Les prises en charge des enfants sont filmées,

les familles peuvent à tout moment regarder

00:26:08,00:26:12

comment les programmes sont appliqués dans la plus complète transparence.

00:26:12,00:26:15

Parents et professionnels peuvent accompagner l'enfant

de manière cohérente et complémentaire,

00:26:15,00:26:19

parce qu'ils se connaissent et travaillent main dans la main.

00:26:21,00:26:25

Autiste, c'est vraiment quelque chose

qui est individuel à chaque enfant,

00:26:25,00:26:29

il n'y a pas deux enfants qui se

présentent avec le même profil.

00:26:30,00:26:37

Ici, on a des enfants qui sont, on peut dire, profonds,

ils ont beaucoup de problème de communication

00:26:37,00:26:44

en plus, avec des troubles de comportement,

des déficits dans les apprentissages,

00:26:44,00:26:49

donc, on a ces profils-là, on a des profils

qui sont un petit peu plus légers,

00:26:49,00:26:53

c'est-à-dire qu'ils n'ont pas autant

de troubles du comportement,

00:26:53,00:27:00

ils ont plus des problèmes attentionnels,

plus des problèmes de communication sociale.

00:27:00,00:27:05

Et chaque profil est différent.

00:27:12 ,00:27:15

On a surtout besoin d'un gros travail

en psychomotricité avec Tiffany,

00:27:15,00:27:20

parce que c'est une petite fille qui a pris une mauvaise

habitude quand elle a commencé à marcher, c'est qu'elle marche sur demi-pointes,

00:27:20,00:27:25

ce qui entraîne un déséquilibre au niveau de sa posture,

00:27:26,00:27:23

il y a tout ce côté moteur également, à travailler.

00:27:40,00:27:43

Toute la prise en charge est individualisée,

donc on va prendre l'enfant en particulier,

00:27:43,00:27:46

avec l'évaluation qu'on aura faite de cet enfant,

00:27:46,00:27:49

et l'on construira son programme pour lui.

00:27:50,00:27:55

Qu'on ait un enfant avec de petites ou de grandes compétences,

de toutes façons, ils n'auront pas le même programme.

00:27:55,00:27:59

Ils auront un programme adapté à eux.

00:28:08,00:28:13

(Musique rythmée au piano et chant)

00:28:18,00:28:22

C'est important d'impliquer les familles,

parce que les enfants ne vivent pas avec nous,

00:28:22,00:28:28

ils vivent dans un environnement familial,

qui plus tard va s'élargir,

00:28:28,00:28:32

et les choix que les familles font, on doit les respecter,

c'est leurs enfants, c'est pas les nôtres.

00:28:32,00:28:38

Donc on doit absolument non seulement les impliquer,

mais si on ne collabore pas avec eux,

00:28:38,00:28:42

on sait aussi que les résultats que l'on peut attendre

de la prise en charge seront bien moins bons

00:28:42,00:28:47

que lorsqu'on travaille de manière coordonnée.

00:28:48,00:28:52

Mais l'élément central, effectivement, c'est la famille.

Le but n'est pas seulement d'aider l'enfant,

00:28:52,00:28:58

c'est de permettre à cet enfant de s'épanouir au sein

de son environnement, et pour l'instant, son environnement, c'est la famille.

00:29:00,00:29:10

(musique douce)

00:29:40,00:29:45

Tout cela, c'était impensable avant !

00:29:46,00:29:49

Il n'avait pas du tout de vocabulaire,

et en fait il en a plein !

00:29:49,00:29:52

Au début, tout petit, ce qui nous a inquiétés,

c'est qu'Achille se grattait, toute la journée.

00:29:52,00:29:57

Il se grattait les jambes, à tel point qu'il se faisait

des marques, ça faisait des plaies,

00:29:57,00:30:01

et il se tapait la tête contre les murs

dès qu'on arrivait dans un endroit nouveau.

00:30:01,00:30:06

On arrivait chez quelqu'un : il se tapait la tête contre les murs.

On allait chez le docteur, il se tapait la tête contre le radiateur.

00:30:06,00:30:11

Alors, quand on a commencé à l'IME, on a eu une

première formation sur l'ABA, parce que c'était une information

00:30:11,00:30:15

pour tous les parents, pour pouvoir continuer

ce qui était fait à l'IME à la maison.

00:30:15,00:30:19

On a une guidance parentale toutes les 5 semaines et ce qui

se passe à la maison est aussi important pour eux

00:30:19,00:30:25

que ce qui se passe à l'IME. Quand on est arrivés,

il y avait le problème de la propreté.

00:30:25,00:30:28

On ne pouvait pas faire asseoir Achille

ni sur un pot, ni sur des toilettes, sur rien.

00:30:28,00:30:31

Donc ça a été une de nos priorités.

On se disait qu'on ne pourrait jamais mettre Achille

00:30:31,00:30:35

à l'école s'il n'est pas propre.

Il se raidissait, on avait l'impression d'avoir un bout de bois,

00:30:35,00:30:00:30:39

et on ne pouvait pas le plier, on ne pouvait rien faire.

La psychologue et l'éducatrice sont venues une soirée

00:30:39,00:30:44

à la maison, et elles m'ont montré : elles ont réussi

à l'asseoir sur les toilettes. Elles m'ont bien montré,

00:30:44,00:30:48

et après, j'ai pu appliquer la procédure et j'ai réussi à

l'asseoir aussi sur les toilettes et on a eu, après,

00:30:48,00:30:52

la procédure propreté qui s'est enclenchée,

et ça c'était super.

00:30:54,00:30:57

ça a été réglé en 2 semaines, de jour comme de nuit.

00:30:59,00:31:03

On nous a dit qu'on pouvait venir voir

ce qui se passait à l'IME quand on voulait,

00:31:03,00:31:08

ce qu'on fait régulièrement.

On nous a donné toutes les coordonnées de tout le monde,

00:31:08,00:31:11

donc on n'a pas hésité à appeler,

quand on avait un souci ou une question.

00:31:12,00:31:18

On se réunit une fois par an avec le chef de service,

l'éducateur ou l'éducatrice référent(e), avec le psychologue,

00:31:18,00:31:25

les personnes extérieures qui suivent Achille, donc l'orthophoniste,

la psychomotricienne, et chacun donne les objectifs qu'il veut travailler.

00:31:25,00:31:32

A partir de ça, on fait un projet d'accueil personnalisé.

Là-dessus, on liste ce qu'on veut travailler avec des objectifs prioritaires.

00:31:32,00:31:36

On a souvent les mêmes objectifs que les psychologues,

nous c'était le langage et l'alimentation,

00:31:36,00:31:39

et eux, c'était le même.

Et après, on liste des objectifs secondaires,

00:31:39,00:31:43

qui seront travaillés en fonction du temps qu'il y a.

00:31:43,00:31:47

Ce n'est jamais figé et c'est un travail qui se fait avec

tout le monde, c'est ça qui nous plaît,

00:31:47,00:31:51

parce qu'on n'est pas seuls et que ça

coordonne tous les pros.

00:31:51,00:31:55

Depuis le début de la prise en charge à l'IME,

tous les parents se sont engagés à participer

00:31:55,00:31:59

à la prise en charge de leur enfant.

Nous, les parents, on vient régulièrement

00:31:59,00:32:05

à l'IME pour observer le travail qui se fait ici,

de façon à se tenir au courant,

00:32:05,00:32:11

et aussi échanger avec les spécialistes, la psychologue,

l'éducatrice, de façon à faire un travail qui soit

00:32:11,00:32:15

coordonné entre la maison et l'IME.

00:32:47,00:32:52

Les parents ont été formés à l'ABA, donc on a eu

une formation globale, et puis après on a eu

00:32:52,00:32:55

des formations sur des choses plus spécifiques,

comme les troubles du comportement.

00:32:55,00:33:03

On a fait une formation l'année dernière qui a duré un week-end,

Où ont été invités les parents, même la famille, elle peut

00:33:03,00:33:07

aussi venir à l'IME se former, ou elle peut

participer aux formations, de façon à ce que

00:33:07,00:33:01

tout le monde fasse la même chose.

00:33:25,00:33:30

C'est vraiment une démarche qui implique tout le monde,

00:33:30,00:33:36

ce n'est pas que nous, les professionnels formés à l'ABA,

00:33:36,00:33:43

c'est la famille, c'est la fratrie, parce que

chacun va prendre le relais à un certain point.

00:33:43,00:33:47

L'AVS qui va prendre l'enfant à l'école

va prendre le relais à l'école.

00:33:48,00:33:52

On veut que ça soit cohérent dans

tous les contextes pour l'enfant.

00:33:52,00:33:55

Moi, je ne peux pas faire mon travail

sans les parents.

00:34:08,00:34:13

On ne peut pas préparer un programme

par rapport à ce qui se passe à l'IME,

00:34:13,00:34:17

et coller ce programme à domicile sans l'adapter.

Ce n'est pas la même chose :

00:34:17,00:34:22

dans un autre contexte, l'enfant ne se comporte

pas du tout de la même manière,

00:34:24,00:34:29

et nous, les parents, même les parents formés,

on a besoin de cette guidance des psychologues,

00:34:29,00:34:34

pour nous aider à préparer ces programmes

adaptés pour la maison.

00:34:34,00:34:38

Par exemple, dans le cas de Tom, à l'IME, il est en

intervention, il répond aux consignes, il est

00:34:38,00:34:43

sollicité tout le temps.

A la maison, comme n'importe quel enfant,

00:34:43,00:34:49

il y a aussi des moments plus libres

où il doit savoir s'occuper.

00:34:49,00:34:54

Comme il n'a pas de centres d'intérêt développés,

c'est très difficile pour lui.

00:35:26,00:35:31

Il faut savoir que même des activités que maintenant

on a l'impression qu'il fait avec plaisir,

00:35:31,00:35:38

comme jouer avec des ballons, au début c'était aversif.

On a décidé, on va développer ces activités-là,

00:35:38,00:35:45

on a pris un panel d'activités, on s'est dit,

ça peut-être, il va aimer, ça aussi, parce que

00:35:45,00:35:50

tout était aversif : il ne voulait rien faire,

aucune activité, même l'Ipad, donc tout ça,

00:35:50,00:36:00

il fallait le développer de A à Z, pour que, quand il

le maîtrise, ça devienne renforçant et motivant.

00:36:00,00:36:30

(Musique d'ambiance)

00:36:42,00:36:47

On ne peut pas imposer à un enfant des centres d'intérêt.

00:36:47,00:36:51

Par contre, on peut associer quelque chose qui

n'est pas directement motivant

00:36:51,00:36:57

à quelque chose de très motivant, et l'enfant ressentira

une motivation pour l'ensemble.

00:36:57,00:37:00

- C'est ce qu'on appelle le pairing.

- En associant quelque chose de positif

00:37:00,00:37:07

à quelque chose qui ne l'attire pas forcément naturellement,

globalement, on le pousse vers un objectif

00:37:07,00:37:12

et on lui permet de gagner un petit peu en autonomie

ou en possibilité.

00:37:13,00:37:17

On développe de nouvelles compétences.

00:37:33,00:37:58

(Musique douce)

00:37:58,00:38:03

L'ABA, c'est aussi la solution la plus efficace

pour réduire les comportements problématiques

00:38:03,00:38:06

et augmenter les comportements adaptés.

00:38:16,00:38:21

Il faut savoir qu'Allan, encore l'année dernière,

avait beaucoup de mal à rester assis sur une chaise.

00:38:21,00:38:24

C'est aussi un comportement important

à leur enseigner, parce que si l'enfant

00:38:24,00:38:28

ne sait pas rester assis sur sa chaise,

déjà, on ne peut pas le mettre à l'école,

00:38:28,00:38:32

et on ne peut pas travailler avec lui à table et

faire des activités comme ça.

00:38:32,00:38:36

Avant d'en arriver là, il y a ces petits prérequis à travailler,

00:38:36,00:38:43

qui sont très importants pour justement favoriser

les apprentissages des enfants,

00:38:43,00:38:46

parce que jusqu’ici, Allan, c'est un enfant qui avait

tendance à se laisser glisser sous la table,

00:38:46,00:38:51

un peu mollusque, à descendre comme ça,

à se laisser tomber. Maintenant qu'il sait rester assis,

00:38:51,00:38:54

il peut apprendre des choses à table.

00:38:54,00:39:00

Et après, c'est faire du pairing avec la table, donc

quand il est à table, on lui met des activités, des jeux,

00:39:00,00:39:03

qu'il aime pour qu'il ait envie de rester assis.

00:39:03,00:39:07

Il y a un petit protocole comportemental,

parce que Tom a ses poussées d'adolescence,

00:39:07,00:39:17

il a tendance à beaucoup crier et à être un peu

violent aussi.

00:39:20,00:39:24

Donc, on est sur des intervalles très courts d'une minute,

s'il n'y a pas de trouble du comportement,

00:39:24,00:39:27

il est renforcé avec son ballon, qu'il aime bien.

00:39:27,00:39:31

Et donc là, la minute de renforcement est finie :

- Tom, tu vas ranger le ballon, maintenant ?

00:39:46,00:39:54

C'est un contrat, en fait, donc c'est des comportements

qu'il doit émettre pour avoir droit à la photocopieuse.

00:39:54,00:39:58

Donc, on lui rappelle qu'il doit s'asseoir correctement,

qu'il doit avoir les mains calmes, etc.

00:40:01,00:40:04

Donc on montre ça sur pictogramme.

En fait, ce qui est important, c'est que l'enfant

00:40:04,00:40:07

comprenne ce qu'on attend de lui.

L'enfant doit respecter ce comportement

00:40:07,00:40:11

pendant un certain temps donné,

c'est pourquoi l'éducateur a un timer.

00:40:11,00:40:16

Si l'enfant respecte son contrat pendant le temps donné

il a droit à la photocopieuse qu'il a choisie au préalable.

00:41:27,00:41:31

Les enfants autistes font parfois des crises spectaculaires.

L'extinction est l'une des procédures qui permet

00:41:31,00:41:33

la réduction des comportements problèmes.

- Parmi les différentes façons de remédier

00:41:33,00:41:37

à ces types de comportement, on peut envisager,

notamment, des procédures qu'on appelle

00:41:37,00:41:46

l'extinction, qui ont pour intérêt de ne pas

apporter la conséquence voulue à l'enfant,

00:41:46,00:41:53

c'est-à-dire que si un enfant veut obtenir votre attention

en criant, ou en tirant sur votre bras ou sur vos vêtements,

00:41:53,00:41:58

de façon un petit peu vive, on va faire de l'extinction,

dans le sens où on ne va pas apporter la conséquence

00:41:58,00:42:05

que l'enfant souhaite obtenir par ce biais-là,

donc on reste neutre, stoïque,

00:42:05,00:42:10

on laisse le petit comportement se calmer progressivement,

puis, une fois que l'enfant va avoir un comportement autre,

00:42:10,00:42:19

on va l’orienter vers une demande d'attention qui sera

plus correcte, interpeller la personne par son prénom,

00:42:19,00:42:26

lui taper sur l'épaule, si on prend l'exemple de l'attention,

puisque selon la fonction du comportement,

00:42:26,00:42:29

on a différents types d'extinction.

00:42:29,00:42:33

Quand j'ai commencé dans l'ABA et dans le traitement

des enfants avec autisme,

00:42:33,00:42:37

au début, on ne fait pas le malin,

surtout quand on ne connaît pas du tout,

00:42:37,00:42:44

on ne sait pas ce que c'est, forcément, l'autisme,

on s'attend peut-être à des enfants un peu violents,

00:42:44,00:42:52

imprévisibles, et rapidement, on s'aperçoit

que c'est des enfants qui aiment jouer,

00:42:52,00:42:56

qui vont rapidement aimer le contact humain,

malgré ce qu'on en dit,

00:42:56,00:43:02

on apprend, finalement, à force d'être exposés

à ces comportements, à relativiser.

00:43:02,00:43:06

Le fait aussi d'avoir des outils pour le gérer nous permet

de relativiser, c'est-à-dire qu'on n'est pas démunis

00:43:06,00:43:10

quand un enfant fait une crise, on sait ce qu'on a

à faire, du coup, souvent ça se termine,

00:43:10,00:43:16

et une fois qu'on sait ce qu'on a à faire et qu'on n'est

pas perdu, ça se ressent aussi chez l'enfant,

00:43:16,00:43:22

parce qu'il se rend compte qu'il est face à quelqu'un

à qui il ne va pas "pouvoir la faire",

00:43:22,00:43:28

et du coup, nous, ça nous permet

d'être plus zen par rapport à ça.

00:43:29,00:43:33

- Assieds-toi, tu te calmes...

00:43:48,00:43:54

Là, c'est plus ignorer le mauvais comportement,

pour ne pas rajouter une variable "attention" là-dessus,

00:43:54,00:44:01

qu'il ne voie pas que ça a beaucoup d'impact sur notre

comportement à nous, et puis rediriger

00:44:01,00:44:05

sur l'activité, là où on voulait qu'il aille.

00:44:40,00:44:45

En France, dans les établissements traditionnels,

l'usage est de calmer les crises des pensionnaires

00:44:45,00:44:50

par des moyens de contention physiques et chimiques,

qui ne sont pas adaptés à l'autisme, et qui ont

00:44:50,00:44:54

des effets destructeurs sur la santé à long terme.

Au contraire, les sciences du comportement

00:44:54,00:44:57

ont mis au point des outils extrêmement précieux

pour permettre aux équipes d'éteindre les crises

00:44:57,00:45:00

sans qu'il soit besoin de faire usage de psychotropes.

00:45:02,00:45:10

Les enfants ici, je trouve, beaucoup sont aux médicaments.

Des fois des tout petits, à trois ans déjà,

00:45:10,00:45:20

sont aux neuroleptiques, waouw ! En France, des petits bouts,

"ouais, il est un peu tonique, il est hyperactif", donc on va donner ceci ou cela...

00:45:24,00:45:34

Non, les enfants de trois ans, ils bougent !

C'est pas parce qu'il a trois ans et qu'il est un peu tonique,

00:45:34,00:45:38

qu'on doit filer un neuroleptique avec un dosage comme pour un adulte !

00:45:38,00:45:48

Par rapport aux enfants de l'IME Eclair, sur les onze enfants,

il y a peut-être un enfant qui est sous médicament, sous traitement,

00:45:48,00:45:54

mais actuellement les autres, non. Et moi, je ne suis pas sûre

qu'il continue à prendre ce traitement.

00:45:56,00:46:07

Avec les problématiques de nos enfants, nous on gère très bien

les troubles du comportement avec des interventions comportementales.

00:46:08,00:46:11

A l'IME de Chambourcy, aucun enfant

n'est sous traitement.

00:46:14,00:46:18

Je ne vois pas pourquoi on donnerait

des médicaments quand la rigueur, la patience

00:46:18,00:46:21

et l'amour peuvent être tout à fait

présents et arriver aux mêmes résultats.

00:46:24,00:46:28

Les personnes avec autisme éprouvent une

extrême sensibilité aux détails et aux stimuli extérieurs

00:46:28,00:46:32

comme les bruits, les odeurs et les sensations

visuelles et tactiles.

00:46:32,00:46:37

Cet envahissement sensoriel inonde l'enfant de

distractions constantes qui perturbent

00:46:37,00:46:41

ses apprentissages.

Pour pallier cet envahissement, l'éducateur

00:46:41,00:46:47

est en permanence focalisé sur l'enfant.

Il canalise son attention sur des périodes de travail courtes,

00:46:47,00:46:49

cadencées et motivantes.

00:47:00,00:47:03

- (Il tape sur la table en cadence) Qu'est-ce que tu vois ?

- Un cintre.

00:47:03,00:47:07

- Répète : un cintre. Fais ça.

(Ils tapent tous les deux en rythme)

00:47:07,00:47:11

Donne-moi quelque chose avec lequel tu peux

faire du thé.

00:47:14,00:47:17

- Très bien, on peut faire du thé avec une...

- ...bouilloire !

00:47:23,00:47:29

Au cours des séances d'apprentissage, l'enfant

est constamment guidé pour ne jamais rester sur un échec.

00:47:41,00:47:45

Cette guidance sera progressivement estompée pour que

l'enfant soit de plus en plus autonome.

00:47:52,00:47:57

Là, on a le savon, parce qu'elle prend sa douche, donc

on lui apprend toutes les choses qui sont liées à la douche,

00:47:57,00:48:03

et on a aussi la serviette, car dès qu'une cible est

acquise en concret, on la travaille aussi en 2D.

00:48:03,00:48:06

Donc on passe du 3D au 2D.

00:48:08,00:48:13

Jour après jour, détail après détail, à l'aide

d'infimes réglages d'horloger, les enfants

00:48:13,00:48:18

consolident leurs compétences et tracent leur

chemin vers l'autonomie.

00:48:18,00:48:23

Le travail intensif à table ne représente qu'une toute

petite partie des séances d'apprentissage.

00:48:24,00:48:30

On part du principe que l'enfant, c'est mieux de lui apprendre

dans l'environnement naturel, on va dire que sur une journée,

00:48:30,00:48:35

il faut qu'il apprenne au moins 80% des choses

dans son environnement naturel, de façon ludique,

00:48:35,00:48:42

de façon concrète : qu'il mette un sens sur ce qu'il fait.

Les séances ITT, c'est de l'enseignement intensif,

00:48:42,00:48:45

ça va représenter 20% de sa journée.

00:48:46,00:48:50

L'enseignement dans l'environnement naturel,

c'est la partie la plus importante de notre travail,

00:48:50,00:48:55

parce que c'est très facile d'enseigner des compétences dans

un environnement structuré, où tout est mesuré, calculé,

00:48:55,00:49:02

mais les enfants autistes, notamment, ont de grosses difficultés de

généralisation. Si on ne leur enseigne pas à les avoir

00:49:02,00:49:05

aussi dans leur environnement naturel, on va avoir

des problèmes.

00:49:05,00:49:10

Toute une phase du travail va être d'enseigner des

compétences dans l'environnement naturel,

00:49:10,00:49:13

pas uniquement en environnement structuré.

00:49:21,00:49:25

Les NET, c'est un acronyme en anglais,

pour Natural Environment Teaching.

00:49:25,00:49:34

La différence entre le NET et l'ITT, Intensive

Table Teaching, c'est que l'ITT c’est structuré,

00:49:34,00:49:41

ils sont à table, les activités sont

dirigées par les personnes adultes notamment,

00:49:41,00:49:48

et l'enfant, il est là, c'est nous qui menons

l'enseignement. C'est l'inverse dans le NET :

00:49:48,00:49:55

c'est l'enfant qui dirige les activités, parce qu'on

travaille avec leur motivation.

00:49:55,00:50:02

Avec le NET, les enfants sont là, ils sont en plein

apprentissage et ils ne se rendent pas compte... c'est génial !

00:50:10,00:50:15

La leçon du jour pour William est d'apprendre

à formuler une demande d'une façon socialement appropriée.

00:50:38,00:50:42

La vie, ça ne se passe pas sur une table,

ça ne se passe pas en "un pour un",

00:50:42,00:50:49

la vie, c'est ailleurs, et c'est là que les enfants doivent être

performants, qu'ils doivent pouvoir utiliser leurs compétences.

00:50:51,00:50:55

La vie quotidienne est un terrain idéal pour

travailler le langage et la communication sociale

00:50:55,00:50:58

en milieu naturel.

00:51:19,00:51:23

Pour inciter l'enfant à communiquer dans des conditions

qui aient du sens pour lui, le jeu consiste à jalonner

00:51:23,00:51:26

une activité qu'il aime, de petites contraintes.

00:51:42,00:51:46

- Je veux l'assiette.

- La coupelle ? Qu'est-ce que c'est ?

00:51:46,00:51:50

- La coupelle.

- La coupelle, très bien !

00:52:43,00:52:45

- Qu'est-ce qui manque ?

- Du sucre.

00:52:45,00:52:49

- Mais il est où, le sucre, tu me le montres ?

00:53:12,00:53:16

Effectivement, tout notre quotidien

est jalonné de créations, de situations

00:53:16,00:53:22

qui n'auraient pas lieu d'être sans lui,

on se met en travers de son passage

00:53:22,00:53:26

et il veut passer et il est obligé de nous dire

"Je voudrais passer".

00:53:27,00:53:32

Et par exemple, quand on lui donne une compote,

on oublie de lui donner la cuillère.

00:53:33,00:53:39

Du coup, Louis demande une cuillère, il est

obligé de verbaliser pour obtenir une cuillère.

00:53:39,00:53:45

Le jeu consiste à associer son frère qui tient la cuillère,

qu'il se tourne vers lui et qu'il engage un début

00:53:45,00:53:50

de conversation avec son frère

en lui disant "Je veux la cuillère".

00:53:50,00:53:54

Ce qu'on cherche à faire avec Louis, c'est de

lui apprendre tout ce qu'un enfant normal

00:53:54,00:53:58

apprendra de façon naturelle.

Seulement, chez Louis, ça ne se déclenche pas

00:53:58,00:54:04

de façon naturelle, donc il faut passer par

des étapes d'apprentissage, de façon rigoureuse,

00:54:04,00:54:11

lui enseigner toutes les compétences d'une interaction :

lui apprendre à regarder, exprimer les émotions,

00:54:11,00:54:14

lui apprendre à parler.

00:54:14,00:54:17

La prise en charge implique l'éducation

au sens le plus large du terme,

00:54:17,00:54:21

grâce à une équipe pluridisciplinaire avec un principe :

ne pas faire pour l'enfant ce qu'il peut faire lui-même

00:54:21,00:54:24

pour une autonomie travaillée dans

les moindres aspects du quotidien.

00:54:25,00:54:30

La motricité fine, ça permet aussi d'obtenir

tout ce qui est instrument d'écriture, des pinceaux,

00:54:30,00:54:35

des feutres, des crayons, ça permet aussi de savoir

par exemple boutonner correctement son gilet,

00:54:35,00:54:39

de faire ses lacets, donc il y a tous ces petits prérequis

qui sont importants à travailler et qui sont travaillés

00:54:39,00:54:45

dans les séances avec Manon.

Donc là, elle apprend au niveau motricité fine

00:54:45,00:54:50

à boutonner un gilet, mais pour l'instant, ça n'a

pas de sens pour elle de faire ça, d'avoir un gilet sur la table

00:54:50,00:54:55

et de faire ce mouvement, mais il faut qu'elle apprenne.

Une fois qu'elle aura appris à faire ça,

00:54:55,00:55:00

nous, quand on travaille dans nos séances, le fait d'être

autonome, de prendre sa douche et de s'habiller,

00:55:00,00:55:05

quand elle va s'habiller elle-même, elle saura

boutonner, et là, ç'aura un sens pour elle.

00:55:05,00:55:08

C'est l'intérêt pour nous aussi de travailler avec

d'autres professionnels au sein de l'IME,

00:55:08,00:55:12

qui ont un corps de métier différent du nôtre, mais

qui vont aussi appliquer les procédures,

00:55:12,00:55:17

donc qui vont renforcer également les comportements

de l'enfant quand il réussit, et la continuité va être réciproque

00:55:17,00:55:25

dans le sens où, si Manon fait des exercices avec Tiffany,

et qu'ils sont importants à travailler de façon intensive,

00:55:25,00:55:29

nous, on les met dans nos séances également pour que

l'enfant travaille tout au long de la journée.

00:55:35,00:55:38

- Mets deux heures et quart.

00:55:48,00:55:51

- Mets deux heures et quart, Thomas.

00:55:58,00:56:01

- Mets sept heures et quart.

00:56:18,00:56:22

Ce qu'on cherche pour chaque enfant accueilli ici,

c'est qu'il soit le plus autonome possible,

00:56:22,00:56:28

dans un environnement le moins restrictif possible,

donc ce qu'on veut, c'est permettre aux enfants

00:56:28,00:56:34

de pouvoir vivre dans le monde ordinaire et de pouvoir

bénéficier de ce monde ordinaire avec le minimum d'aide.

00:56:45,00:56:50

On travaille avec Violette sur une façon de pouvoir

arrêter les activités, dans le fait de mettre l'heure elle-même,

00:56:50,00:56:55

par une durée, ça regroupe un travail qu'on fait de façon

plus générale sur l'occupation de façon autonome,

00:56:55,00:56:59

de façon adaptée, que quand ça sonne, elle puisse

le ranger comme si c'était la fin.

00:56:59,00:57:05

C'est toujours dans le but de l'autonomie, ça se pose

encore de façon plus cruciale dès qu'ils sont ados.

00:57:06,00:57:12

Ce qu'on voudrait, c'est que l'enfant ait suffisamment

de compétences pour se comporter comme un enfant ordinaire.

00:57:12,00:57:18

Pour ça, il faut que son développement se rapproche

de plus en plus et couvre les mêmes domaines

00:57:18,00:57:21

qu'un enfant ordinaire.

00:57:22,00:57:25

Quel est l'avenir des enfants de Chambourcy et

d'Eclair ?

00:57:28,00:57:33

Il y a des enfants qu'on va diriger plus vers tout

ce qui est ESAT, où on va leur apprendre très vite

00:57:33,00:57:38

à réaliser des tâches motrices, etc., qui pourront les

insérer dans un milieu du travail,

00:57:38,00:57:43

éventuellement gagner un peu d'argent et vivre

en semi-indépendants et avec tout ce que ça comporte

00:57:43,00:57:49

comme compétences d'autonomie, s'habiller tout seul,

se laver tout seul, faire les courses, faire à manger tout seul, etc.

00:57:49,00:57:55

Et il y a des enfants pour qui on peut même penser à

une scolarité quasi normale et qui sont intégrés dans des écoles,

00:57:55,00:58:03

on en a d'ailleurs ici qui sont intégrés dans des écoles, qui suivent

le même programme scolaire que les autres et pour qui

00:58:03,00:58:07

on peut envisager des métiers ou une vie quasi normale.

00:58:14,00:58:20

Le travail, c'est en deux groupes le matin : un groupe où

ce sont les enfants qu'on appelle les bas niveau,

00:58:20,00:58:26

et les plus hauts niveaux dans un autre groupe et donc

les deux groupes sont organisés, d'un côté, temps de regroupement

00:58:26,00:58:33

comme à l'école, on fait la météo, les jours de la semaine,

on compte les enfants, donc plus des routines scolaires,

00:58:33,00:58:40

et l'autre groupe pendant ce temps-là va faire du travail en autonomie,

chaque éducateur avec son enfant à préparé du matériel,

00:58:40,00:58:45

l'enfant prend le matériel et fait son travail en autonomie

pendant 10 minutes et après on intervertit.

00:58:45,00:58:52

Sachant que l'objectif dans l'autonomie, ce n'est pas tant la tâche,

mais plus le fait qu'ils travaillent tout seuls, donc ce sera souvent

00:58:52,00:58:55

des choses faciles, sans aide de l'adulte.

00:59:00,00:59:04

L'inclusion scolaire est une part très importante des programmes.

00:59:04,00:59:10

Les enfants de Chambourcy et d'Eclair sont accompagnés en classe

par leur éducatrice spécialisée ou par une auxiliaire de vie scolaire.

00:59:12,00:59:18

Les psychologues se déplacent régulièrement dans les écoles pour

assister les AVS et les professeurs quand ils en ressentent le besoin,

00:59:18,00:59:21

et pour faciliter la scolarité des enfants.

00:59:24,00:59:30

A Chambourcy, une enseignante spécialisée aide les éducateurs

à adapter les enseignements de l'école ordinaire à ces enfants extraordinaires.

00:59:35,00:59:44

Je suis enseignante spécialisée, option D, donc tout ce qui est

troubles cognitifs, handicap mental et avec la spécificité autisme.

00:59:44,00:59:51

Ici, j'interviens auprès des éducateurs spécialisés

pour les accompagner dans leur réflexion,

00:59:51,00:59:56

ou quand ils sont en classe avec les enfants,

comment adapter les enseignements de l'école ordinaire

00:59:56,01:00:04

avec les enfants, parce que eux ne sont pas pédagogues,

donc il s'agit de mettre de la pédagogie dans les outils.

01:00:04,01:00:09

L'éducatrice m'a dit qu'il aime particulièrement les clowns,

donc il s'agit de partir des compétences des enfants,

01:00:09,01:00:12

mais aussi de leurs centres d'intérêt.

Essayer de faire des supports qui rendent

01:00:12,01:00:18

l'apprentissage vivant et intéressant pour les enfants,

qu'ils aient envie de faire le travail qu'on leur demande.

01:00:18,01:00:24

Là, les dessins sont en couleurs parce que l'éducatrice

m'a dit que c'était important.

01:00:24,01:00:28

L'étape suivante, ce sera peut-être de mettre des dessins

de clowns, mais en noir et blanc.

01:00:28,01:00:33

L'étape d'après, ce sera de remplacer les images

par des symboles mathématiques.

01:00:33,01:00:38

Mais il y a une étape dans la symbolisation

qui reste à franchir.

01:00:42,01:00:48

Aux Etats-Unis, en Espagne, en Suède, au Royaume-Uni,

90 à 100% des enfants autistes sont scolarisés.

01:00:48;01:00:51

En France, ils sont moins de 20% à être accueillis à l'école.

01:00:51,01:00:59

Ce n'est pas ce que j'ai connu quand j'ai travaillé aux

Etats-Unis, pour moi tous les enfants, qu'ils soient handicapés

01:01:02,01:01:05

ou autres, vont à l'école.

La prise en charge, ça se passe à l'école.

01:01:05,01:01:13

Si un enfant, ou si une famille veut une prise en charge

à côté, ça c'est autre chose, mais pas question que l'enfant

01:01:13,01:01:20

n'aille pas à l'école.

Ici, des familles se battent pour un mi-temps,

01:01:20,01:01:23

on saute au plafond pour un mi-temps à l’école !

01:01:59,01:02:02

Le premier des objectifs de la scolarisation de Louis,

c'est qu'il apprenne à imiter ses pairs.

01:02:02,01:02:05

Le but, c'est qu'il soit avec les autres pour faire

comme les autres.

01:02:05,01:02:10

Il progresse de jour en jour, il est devenu beaucoup

plus spontané, il commence, avec mon aide,

01:02:10,01:02:15

à s'adresser à la maîtresse pour obtenir des choses.

Maintenant, il peut demander des choses à ses copains,

01:02:15,01:02:19

donc il leur dit "chatouille-moi", "donne-moi la main",

ça c'étaient des choses impossibles au début de l'année.

01:02:19,01:02:24

Il est beaucoup plus calme et il fait des ateliers pour

le plaisir de faire des choses, il n'est plus autant

01:02:24,01:02:30

dépendant de ses agents renforçateurs alimentaires.

Il découvre les jeux avec les autres, que c'est intéressant

01:02:30,01:02:33

d'avoir des copains de son âge.

01:02:33,01:02:40

C'est vraiment l'intérêt d'aller avec des enfants "normaux",

c'est qu'eux, ils ont les bons comportements, ils savent jouer,

01:02:40,01:02:47

ils savent danser, ils savent parler, et du coup ça va aider Louis

à voir que c'est ça la vie. Malheureusement, au sein de

01:02:47,01:02:53

notre établissement, les enfants ont tous leurs difficultés à eux,

et si Louis leur demande "donne-moi la main" et qu'ils

01:02:53,01:03:01

préfèrent regarder le ciel, Louis aura fait son effort, il aura parlé,

mais l'enfant à côté n'est pas réceptif car il est lui-même autiste,

01:03:01,01:03:07

alors qu'avec des enfants typiques, on leur a dit "surtout, si

Louis vous parle, vous répondez, vous l'écoutez, vous lui

01:03:07,01:03:14

donnez la main", et ces enfants sont hyper contents et

eux-mêmes viennent nous voir en disant "tu as vu, Louis a fait ça,

01:03:14,01:03:17

Louis m'a parlé" et ils sont super fiers.

01:03:25,01:03:30

Elle le considère comme un élève à part entière,

et moi, je fais tout pour que Louis sache

01:03:30,01:03:35

que c'est elle dans sa classe qui décide, donc s'il a besoin

de demander quelque chose, c'est à la maîtresse qu'il demande.

01:04:03,01:04:08

L'autisme, on ne le connaît pas trop,

on est très peu informés sur l'autisme.

01:04:13,01:04:19

J'avoue que ça n'a pas été tout de suite très simple,

parce que Louis, d'un seul coup, se lève, il crie,

01:04:19,01:04:23

tout ça, ce n'est pas évident.

Son éducatrice, Cécile, m'a mise en confiance,

01:04:23,01:04:28

très vite, on s'est bien entendues, je me suis rendue

compte très vite qu'en fait, c'était simple.

01:04:31,01:04:36

Dans notre école, on est quand même très sur l'accueil

des enfants différents, c'est quelque chose qui nous est cher,

01:04:36,01:04:42

je me repose essentiellement sur Cécile et sur l'accompagnement

qu'elle fait auprès de lui, elle est extrêmement discrète,

01:04:47,01:04:49

si c'était à refaire, je le referais sans problème.

01:04:49,01:04:52

- Louis, tu viens faire ton métier ?

01:04:55,01:05:04

- On va compter, est-ce que tout le monde est prêt ?

- Attends, attends, Louis. Est-ce que tout le monde est prêt ?

01:05:04,01:05:06

- C'est parti.

01:05:11,01:05:17

C'est ma classe, j'adapte de temps en temps pour Louis,

quand on a ciblé une difficulté, pour pouvoir lui permettre

01:05:17,01:05:23

de passer au-delà de sa difficulté.

J'adapte plus sur ma manière d'encadrer la classe,

01:05:23,01:05:28

j'essaie toujours d'avoir un petit regard sur lui,

pour savoir toujours où il en est, ce qu'il fait,

01:05:28,01:05:34

voir si je peux intervenir, mais au niveau des

supports, je n'ai pas changé, et ça se passe très bien.

01:05:34,01:05:39

C'est vrai qu'il y a des choses qu'il n'a pas du tout

comprises ou acquises, mais c'est pas nos objectifs,

01:05:39,01:05:45

cette année, notre objectif principal, c'est la socialisation,

c'est ce qu'on s'est donné comme objectif,

01:05:45,01:05:50

c'est qu'il puisse vivre une année pleine dans la classe,

laisser le temps à Louis de se familiariser normalement.

01:05:53,01:05:57

Toute la relation qu'on tisse ici, au sein de l'IME ou

à l'extérieur, à l'école je m'en sers, mais je ne m'en sers pas

01:05:57,01:06:03

pour avoir une relation privilégiée avec lui, je m'en sers

pour l'aider et pour l'orienter vers les bonnes personnes,

01:06:03,01:06:05

donc la maîtresse et les copains.

01:06:05,01:06:11

Louis a fait énormément de progrès depuis la rentrée,

il parle de sa classe et de sa maîtresse en dehors de l'école,

01:06:11,01:06:15

il n'avait vraiment aucun lien avec les autres enfants,

or, maintenant, il arrive à nommer d'autres enfants,

01:06:15,01:06:21

les enfants jouent sans problème avec lui, on a commencé

le travail auprès de deux enfants et Cécile a une liste d'attente.

01:06:21,01:06:31

Ils ont tous demandé à faire ce petit travail de pairing

avec Louis, et on essaie de garder notre petit ordre à nous,

01:06:31,01:06:36

et on leur dit "dans quelques jours, ce sera toi".

Ils sont très demandeurs.

01:07:07,01:07:12

On a un enfant qui s'amuse, qui est avec ses copains,

ses copains qui l'aident, qui le regardent, qui jouent avec lui,

01:07:12,01:07:17

et je pense que le but d'une intégration scolaire est là,

et les enfants l'acceptent très bien aussi.

01:07:17,01:07:23

Je pense que c'est une vraie richesse aussi pour eux,

mais ils ont très envie de jouer avec Louis, tous,

01:07:23,01:07:27

et je trouve ça assez formidable,

parce que… c'est aussi ça l'école.

01:08:19,01:08:23

L'efficacité ne doit rien au hasard : à chaque

enfant est attribué un éducateur référent.

01:08:23,01:08:28

Chaque psychologue supervise quotidiennement

un groupe de 5 enfants et leurs éducateurs.

01:08:28,01:08:34

Chaque semaine, le travail des psychologues et des

éducateurs est supervisé par l'analyste du comportement

01:08:34,01:08:38

de l'établissement, et toute l'équipe est en permanence

en formation continue.

01:08:39,01:08:42

L'ABA implique une évaluation permanente des progrès des enfants.

01:08:43,01:08:50

Tout ce qui est mis en place est évalué de manière

quantitative, et graphée, de sorte qu'on voie bien l'évolution

01:08:50,01:08:58

des compétences à partir des traitements qui ont été mis

en place, et pareil pour les troubles du comportement.

01:08:58,01:09:05

On sait très bien si les traitements qui sont

mis en place sont effectifs ou pas.

01:09:05,01:09:11

Il y a les clickers qui servent à coter ce qu'on appelle

les troubles du comportement, ce qui est un bien grand mot

01:09:11,01:09:19

pour coter le nombre de fois où l'enfant va faire

des perturbations, des agressions, ou des auto-agressions,

01:09:19,01:09:24

le nombre de fois où il va faire du pica, c'est-à-dire

mettre des objets non comestibles à la bouche.

01:09:24,01:09:29

Par contre, les autres clickers que les éducateurs

portent en permanence, c'est pour coter le nombre

01:09:29,01:09:33

de demandes spontanées et de demandes guidées

que l'enfant fait.

01:09:33,01:09:37

Et là, quand on a l'objectif, que tout le monde est

daccord sur ce qu'on mesure, ce qu'on voit, etc.,

01:09:37,01:09:44

on obtient des données beaucoup plus fiables et

c'est ce dont on se sert pour envisager

01:09:44,01:09:48

la suite du programme de l'enfant.

Nous, on ne travaille pas dans l'interprétation,

01:09:48,01:09:53

on travaille dans les données, quand on travaille sur

le terrain avec les enfants, on est avec l'enfant,

01:09:53,01:09:57

avec l'humain, la personne, on joue avec elle, on sourit

avec elle, etc.

01:09:57,01:10:03

Après, ces comportements, on les transforme en données,

mais ça ne veut pas dire qu'on déshumanise l'enfant,

01:10:03,01:10:08

ça veut dire qu'on a besoin de données concrètes

et objectives pour voir ce qui se passe concrètement

01:10:08,01:10:12

sur le terrain, et même nous, en tant que thérapeutes

habitués à utiliser ces outils, on s'aperçoit des fois

01:10:12,01:10:18

qu'un outil qu'on a mis en place, dont on croit qu'il marche

parce qu'au niveau subjectif on a l'impression que ça marche,

01:10:18,01:10:24

et quand on regarde les graphiques, on s'aperçoit que non,

et inversement, des fois on se dit que non, ça ne diminue pas,

01:10:24,01:10:28

ou ça n'augmente pas, on se demande comme ça se fait,

et quand on regarde les graphiques avec les données chiffrées,

01:10:28,01:10:34

on se dit "ah ben oui, en fait", donc ça on en a besoin,

parce que si le subjectif suffisait, on se tromperait

01:10:34,01:10:40

la plupart du temps, mais en tout cas, tous les jours, je suis

capable de dire qu'une procédure a marché ou pas,

01:10:40,01:10:47

je sais où elle en est, je ne me dirai pas dans trois mois :

"Est-ce que ce que j'ai mis il y a trois mois a marché ?

01:10:47,01:10:51

Ah ben non, tiens, il est temps de changer" : non,

c'est vraiment du temps réel, en fait.

01:10:51,01:10:

Comme avec l'ABA, on cible des petits objectifs chaque jour,

on les atteint beaucoup plus rapidement que si on ne ciblait pas

01:10:56,01:11:00

les petites choses.

Plutôt que de dire qu'un enfant va se brosser les dents,

01:11:00,01:11:05

on va cibler le fait qu'il faut qu'il enchaîne le fait de prendre

la brosse à dents et de la mettre dans la bouche, par exemple,

01:11:05,01:11:13

et le fait de cibler ça de manière si fine, les résultats

sont visibles chaque jour et on aura tellement tout décortiqué

01:11:13,01:11:19

que du coup, nous aussi on est renforcés

par le fait d'avoir atteint nos objectifs.

01:11:19,01:11:25

Moi, ce qui me valorise le plus, c'est que par exemple

l'enfant avec qui j'ai travaillé, mon éduc le soir en réunion

01:11:25,01:11:33

me dit : "ah, aujourd'hui, il a dit "ga-eau", alors qu'il ne l'avait

jamais fait avant pour demander un gâteau". Alors ça, je me dis

01:11:33,01:11:38

que notre procédure marche, donc c'est génial, quoi.

C'est ça qui est valorisant, c'est vraiment le progrès

01:11:38,01:11:00

des enfants au quotidien.

01:11:41,01:11:47

A l'IME Eclair, les formations du mercredi ne

dispensent pas qu'un enseignement académique.

01:11:47,01:11:50

Pour élargir le répertoire de motivation d'un enfant autiste,

il est indispensable d'être capable de jouer soi-même

01:11:50,01:11:52

à toutes sortes de jeux.

01:11:55,01:11:58

Je pense que tout le monde s'entend bien

et que la cohésion est importante,

01:11:58,01:12:02

ce qui est très important, et je dirais même

indispensable dans le travail d'équipe.

01:12:02,01:12:08

Et on continue de se former tout le temps,

ce qui rend ce travail peu routinier, de prime abord,

01:12:08,01:12:12

et aussi très enrichissant, d'un point de vue professionnel

comme d'un point de vue personnel.

01:12:13,01:12:19

J'ai vu une évolution avec les éducateurs ici, qui débutaient,

c'étaient des débutantes, des novices,

01:12:19,01:12:25

qui ont beaucoup évolué dans leur pratique,

mais c'est un apprentissage,

01:12:25,01:12:32

parce qu'on gère beaucoup de choses à la fois :

éduquer l'enfant, prendre des données,

01:12:32,01:12:36

mettre en place une procédure comportementale,

01:12:37,01:12:40

être observateur pour tout ce qui est motivation,

01:12:40,01:12:45

ne pas laisser baisser la motivation avant de changer d'activité,

01:12:46,01:12:50

enseigner d'une façon fluide, tout ça en même temps.

01:12:50,01:12:55

Donc, ce n'est pas quelqu'un qui sort de l'école

qui va avoir ces compétences-là.

01:13,04,01:13:08

Est-ce qu'il faut avoir une âme d'enfant pour travailler

de la manière dont on travaille...?

01:13:08,01:13:13

C'est important effectivement d'avoir une âme d'enfant,

il faut vraiment jouer avec eux.

01:13:14,01:13:19

C'est ce que je dis souvent aux stagiaires quand ils arrivent :

il faut être joyeux, il faut aimer jouer,

01:13:20,01:13:25

je crois que si on aime jouer, c'est la base, effectivement.

01:13:26,01:13:30

On a deux mots-clés dans le travail, c'est "Be Fun" !

01:13:31,01:13:37

Il faut être "fun", on doit être renforçants nous-mêmes

pour l'apprentissage de l'enfant.

01:13:38,01:13:45

Si l'enfant aime jouer avec nous, il aimera travailler avec nous,

ça favorisera les apprentissages.

01:13:48,01:13:53

J'adore mon métier, j'adore les enfants, j'adore mon métier.

01:13:53,01:13:56

L'ABA pour moi, c'est la méthode la plus efficace pour les apprentissages,

01:13:56,01:14:01

on renforce les comportements adaptés,

on éteint les comportements inadaptés.

01:14:01,01:14:08

Pour leur épanouissement, pour l'accès vers l'autonomie,

pour leur socialisation.

01:14:11,01:14:15

Au début, c'est pas forcément naturel, mais ça s'apprend.

01:14:15,01:14:19

Au début, c'est difficile, il faut être vraiment renforçant, expansif,

montrer la joie, mais en même temps,

01:14:19,01:14:27

les enfants avec autisme, ce dont ils ont besoin, c'est de voir les

émotions de manière très franche pour pouvoir les discriminer,

01:14:27,01:14:31

parce que c'est un de leurs problèmes, justement, et donc

ça, ça s'apprend, et donc à la limite c'est amusant,

01:14:31,01:14:35

c'est même ludique pour nous, parce que nos journées, on les passe

quand même à jouer, il faut le rappeler,

01:14:35,01:14:38

pour apprendre aussi à l'enfant qu'il faut être joyeux, etc.,

01:14:38,01:14:44

donc on n'est pas du tout dans un truc austère,

justement on essaie d'être le plus naturel possible,

01:14:44,01:14:50

et en montrant que nous, on s'amuse, eh bien on apprend aussi

à l'enfant à s'amuser avec nous.

01:14:50,01:14:54

Oui, il y a un petit jeu d'acteurs, un peu théâtral et tout,

ça fait partie de notre métier, mais

01:14:54,01:15:02

finalement ça soude l'équipe aussi, on se moque

un peu les uns des autres, mais de manière gentille.

01:15:02,01:15:07

C'est assez marrant pour nous, c'est ce petit truc

qui fait aussi que ça marche.

01:15:07,01:15:12

Parce que nous aussi, on doit "s'amuser" à travailler.

01:15:27,01:15:32

Je pense qu'il faut aimer ce métier-là,

de toutes façons, on est obligés de transmettre

01:15:32,01:15:36

notre envie et notre joie à l'enfant pour qu'il accroche avec nous.

01:15:36,01:15:40

Si elle est fausse, l'enfant le sent.

C'est clair et net.

01:15:40,01:15:44

On ne peut pas faire semblant d'être content, face à un enfant.

01:15:44,01:15:49

Et ça nous arrive, il y a des jours où l'on est plus fatigués

que d'autres, on est ce qu'on appelle moins renforçants,

01:15:49,01:15:53

ça se sent sur le comportement de l'enfant,

il est moins dedans, il va bâiller...

01:15:53,01:16:00

Si on ne l'amuse pas pour de vrai, si nous

on ne s'amuse pas, ça ne marche pas !

01:16:32,01:16:38

Après trois ans de prise en charge intensive,

Adrien s'apprête à quitter l'IME Eclair,

01:16:38,01:16:43

pour intégrer l'école à plein temps, comme un

enfant "presque" ordinaire.

01:16:45,01:16:52

C'est tellement du travail fin, travailler avec des enfants

atteints d'autisme, c'est au-delà du pédagogique.

01:16:52,01:16:57

On le voit vraiment, les enfants, à un moment donné,

nous apprécient ou ne nous apprécient pas.

01:16:57,01:17:01

Ils sont arrivés, ils étaient petits pour la plupart,

et non verbaux pour certains,

01:17:01,01:17:06

enfin pas dans le langage du tout, c'est surtout cela.

Et au fil des années,

01:17:06,01:17:12

voilà, le langage commence à apparaître,

donc c'est peut-être aussi ce qu'on leur donne,

01:17:12,01:17:16

parce qu'on leur donne aussi beaucoup à ces enfants,

mais ils nous rendent énormément...

01:17:16,01:17:19

Aussi performante soit-elle, la science ne suffit pas.

01:17:19,01:17:23

Pour bien s'occuper de ces enfants-là, il faut

avoir "quelque chose en plus".

01:17:23,01:17:27

- Bravo, champion, c'est super !

01:17:27,01:17:30

- C'est génial, super !

01:17:30,01:17:32

- On va faire des chatouilllllllles !

01:17:32,01:17:34

- Bravo Elias, c'est super !

01:17:34,01:17:37

- Super, give me five !

01:17:37,01:17:41

- Waow, yessss, awesome !